Des soldats libanais se tiennent sur un véhicule militaire lors d’une visite médiatique de l’armée pour passer en revue ses opérations dans le secteur sud du Litani, à Alma el-Chaab, près de la frontière avec Israël, dans le sud du Liban, le 28 novembre 2025. Photo Aziz Taher/Reuters
L’armée libanaise a démenti des informations relayées dans la presse affirmant qu’un de ses officiers aurait rencontré un militaire israélien aux États-Unis, dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Le journal pro-Hezbollah al-Akhbar avait rapporté plus tôt dans la journée que le directeur de la planification de l’armée libanaise, Georges Sakr, aurait tenu une « réunion militaire sans précédent » avec un officier israélien à la base américaine de Tampa en Floride, sous le parrainage d’un responsable de l’armée américaine.
« L’un des journaux locaux a publié un article contenant de fausses informations sur une rencontre entre un officier de l’armée libanaise et un officier de l’armée israélienne aux États-Unis… Le Commandement de l’armée dément catégoriquement cette information et affirme que ce qui a été publié dans l’article est totalement infondé et ne repose sur aucun fait. Il précise également que toutes ses réunions se déroulent dans le cadre légal et officiel, de manière à préserver la souveraineté du Liban et son intérêt national suprême », indique le communiqué.
L’armée a également appelé les médias à « faire preuve de rigueur et de responsabilité lorsqu’ils traitent des questions liées à l’institution militaire, et à s’abstenir de publier des informations fabriquées à ce stade sensible ».
Le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, est revenu vendredi d’une visite officielle de plusieurs jours aux États-Unis, où il a discuté des progrès réalisés dans le cadre du désarmement du Hezbollah et des autres milices actives au Liban. Il devrait présenter courant février sa vision pour la mise en œuvre de la deuxième phase du plan visant à établir un monopole sur les armes, alors que le Hezbollah refuse toujours de remettre son arsenal au nord du fleuve Litani. Israël continue de frapper quotidiennement, principalement dans le sud du Liban et parfois dans la Békaa, en violation de l’accord de cessez-le-feu de novembre 2024.


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