Une femme passe devant un immeuble visé plus tôt par une frappe israélienne, à Téhéran, le 25 juin 2025. Photo d'archives Atta Kenare/AFP
Onze personnes appartenant au Parti pour une vie libre au Kurdistan (PJAK), un groupe considéré par l'Iran comme « terroriste », ont été arrêtées avant de commettre des actes de sabotage, a rapporté samedi la télévision d'Etat.
Cette annonce intervient après un vaste mouvement de contestation en Iran, qui a fait plusieurs milliers de morts en janvier.
Depuis sa création en 2004, le PJAK, branche dissidente du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a été impliqué dans des opérations contre les forces armées iraniennes.
Les 11 personnes arrêtées dans l'ouest du pays étaient « en contact direct avec des éléments du PJAK, cherchaient à mener des actions de sabotage et à perturber la sécurité de la population », a précisé l'agence de presse Fars.
« Elles ont été identifiées et arrêtées avant qu'elles ne puissent passer à l'acte », a ajouté l'agence, citant Mohsen Karimi, un responsable des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, pour l'ouest du pays.
Le PJAK est classé comme groupe terroriste par la Turquie et les Etats-Unis.
Le pouvoir iranien affirme que la grande majorité des victimes des « émeutes » de janvier sont des forces de sécurité ou des passants tués par des « terroristes » à la solde d'Israël ou des Etats-Unis, ses ennemis.
Des ONG, basées à l'étranger, accusent, elles, les forces de sécurité d'avoir délibérément ciblé les manifestants.

