Une agence d’al-Qard al-Hassan à Beyrouth. Photo d’archives Le Commerce du Levant
Al-Qard al-Hassan, le bras financier du Hezbollah, a annoncé la reprise des versements des aides au logement à partir du 9 février, mais pour une période limitée à trois mois, selon un communiqué publié vendredi par l’association.
« Seuls les nouveaux billets à ordre alloués aux nouveaux logements seront payés », précise le communiqué – ce qui signifie que l’aide s’appliquera uniquement aux nouvelles périodes de location en 2026, sans effet rétroactif pour l’année écoulée. Les aides au loyer avaient été accordées aux familles dont les habitations avaient été endommagées ou détruites pendant la guerre, afin de leur permettre de se reloger temporairement jusqu’à leur retour.
À la suite du cessez-le-feu de novembre 2024, les déplacés avaient perçu des aides couvrant la première année de déplacement, sans toutefois avoir été officiellement informés d’un éventuel renouvellement pour une deuxième année – jusqu’à ce jour. Aucun détail n’a cependant été fourni quant à une éventuelle prolongation au-delà de ces trois mois cette année, contrairement à 2025, où le soutien avait été accordé pour une durée d’un an.
Les paiements liés à toutes les autres reconnaissances de dettes en lien avec les compensations – notamment celles relatives aux travaux de rénovation, au mobilier et aux précédentes aides au logement – « resteront suspendus jusqu’à nouvel ordre, dans l’attente d’une nouvelle décision des autorités compétentes », ajoute le texte.
L’association avait gelé les décaissements de chèques destinés aux personnes affectées par la guerre entre Israël et le Hezbollah en juin 2025.
Au lendemain de l’année de guerre meurtrière entre Israël et le Hezbollah, le parti avait lancé, via son institution, une vaste campagne d’indemnisation en faveur des sinistrés. Cette aide visait à réparer les logements et commerces endommagés, à compenser partiellement les pertes et à assurer un minimum de soutien social, notamment par le biais d’aides au loyer.
Au-delà des destructions massives causées par le conflit, la situation financière du Hezbollah s’est fortement dégradée depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie, qui a coupé la ligne d’approvisionnement directe entre Téhéran et Haret Hreik.
L’institution de microfinance, qui opère selon le principe islamique du prêt sans intérêt, est sous sanctions américaines depuis 2007, date à laquelle elle a été identifiée comme apportant un soutien financier au Hezbollah.


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