Le Palais de justice de Baabda. Photo ANI
Les auxiliaires de justice, en grève pour une revalorisation de leurs salaires et de meilleures conditions de travail, ont annoncé jeudi la reprise progressive du travail dans tous les tribunaux les jeudi 5 et vendredi 6 février 2026, limitée aux affaires urgentes, avant un retour au fonctionnement normal dans tous les palais de justice à partir du mardi 10 février.
Dans un communiqué, les auxiliaires de justice précisent « reprendre le travail progressivement » et affirment agir « par sens des responsabilités envers le service public ». Ils remercient également le ministre de la Justice, le Conseil supérieur de la magistrature et le président de la Caisse coopérative des auxiliaires de justice pour leurs efforts « en vue de trouver des solutions sérieuses », et saluent « la persévérance de tous les auxiliaires de justice du Liban face aux difficultés ».
En raison de cette grève, et parallèlement à celle lancée fin janvier par le Club des juges, plusieurs audiences dans des procès très suivis, comme celui de l’ex-gouverneur de la Banque centrale Riad Salamé dans l’affaire Forry, ont été ajournées. Lors de l’examen du projet de budget, le Club des juges avait appelé à une grève « dans l’ensemble des tribunaux et des administrations judiciaires », visant « une amélioration des salaires des juges et des auxiliaires de justice, ainsi que la mise en place de la logistique nécessaire pour les palais de justice ». Les magistrats ont dénoncé à plusieurs reprises la détérioration de leurs revenus, affectés par la crise économique depuis 2019 et la dépréciation de la livre libanaise. Ils ont également tiré la sonnette d’alarme sur leurs conditions de travail et l’état de délabrement des palais de justice et des administrations judiciaires, aujourd’hui insalubres et dépourvus d’eau, d’électricité ou même de fournitures.

