De la cavale au tribunal : le dernier acte de Nouh Zeaïter
Le baron de la drogue a été condamné mardi à quatre mois de prison ferme dans quatre affaires de délits mineurs de trafic d’armes, tirs illégaux, possession d’armes et de munitions sans permis, et port illégal de vêtements militaires.
Le baron libanais de la drogue, Nouh Zeaïter. Photo ANI
C’est un colosse qui s’avance à la barre, encadré de cinq soldats qui paraissent soudainement minuscules. Il n’a plus le visage plein et le regard sûr, que les rares photos anciennes lui prêtaient. Il est pâle, presque blême, le corps prêt à basculer en arrière. Il réclame une chaise d’une voix basse. « Ça fait vingt jours que je ne mange pas », lâche-t-il pour toute explication. Pourtant, ce mardi matin, dans l’enceinte du tribunal militaire, la légende tient encore. Même amaigri visiblement par sa grève de la faim entamée en cellule, Nouh Zeaïter, 48 ans, sorte de parrain corse à la sauce libanaise, en impose. Impeccablement vêtu, la barbe soigneusement taillée, les cheveux longs poivre et sel noués en queue de cheval, il prend la parole sans qu’on la lui donne, coupe la route aux questions, répond à côté quand il le décide.Malgré ses...
C’est un colosse qui s’avance à la barre, encadré de cinq soldats qui paraissent soudainement minuscules. Il n’a plus le visage plein et le regard sûr, que les rares photos anciennes lui prêtaient. Il est pâle, presque blême, le corps prêt à basculer en arrière. Il réclame une chaise d’une voix basse. « Ça fait vingt jours que je ne mange pas », lâche-t-il pour toute explication. Pourtant, ce mardi matin, dans l’enceinte du tribunal militaire, la légende tient encore. Même amaigri visiblement par sa grève de la faim entamée en cellule, Nouh Zeaïter, 48 ans, sorte de parrain corse à la sauce libanaise, en impose. Impeccablement vêtu, la barbe soigneusement taillée, les cheveux longs poivre et sel noués en queue de cheval, il prend la parole sans qu’on la lui donne, coupe la route aux questions, répond...
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Ce pauvre nouh amené à nier humblement ses petits délits comme un enfant perdu. Fini le temps béni où fort de l’appui de la milice, il se faisait prendre en photo, souriant , conquérant, l’arme en main et sûr de son impunité. Ça veut tout dire et ça fait plaisir. L’autorité ne se négocie pas, elle s’impose. Et pour notre brave nouh, c’est fait.
NG
05 h 05, le 04 février 2026
Avec ces 4 mois de peine, ce n'est surement pas le dernier round
4 mois seulement…affligeant.
11 h 00, le 04 février 2026