Des véhicules utilitaires en grève sur le littoral du Akkar, le 2 février 2026, contre une décision du ministre de l'Intérieur, Ahmad el-Hajjar, de saisir tous les véhicules non-enregistrés. Photo Michel Hallak
Les chauffeurs de minibus, tuk-tuks, motos de livraison et autres véhicules utilitaires poursuivent lundi, pour la deuxième journée consécutive, leurs sit-in au Liban-Nord, et notamment dans le Akkar (extrême nord du Liban), pour protester contre une décision du ministère de l’Intérieur, Ahmad Hajjar, de saisir tout véhicule non enregistré sur le territoire libanais, rapporte notre correspondant Michel Hallak.
Le ministre Hajjar a en effet donné ses directives aux forces de sécurité en vue d’arrêter et de saisir tout véhicule non enregistré, à partir d’aujourd’hui lundi. L’annonce de cette décision a fait éclater la colère des chauffeurs du Akkar notamment, qui organisent des rassemblements aux niveaux du rond-point de Bebnine-Abdeh (littoral), de Halba (chef-lieu du caza) et de Wadi Jamous.
Les manifestants estiment, selon notre correspondant, « que la mesure est injuste à leur égard du fait qu’il y a des milliers de familles qui vivent de l’activité de ces véhicules ». Ils demandent au ministre « de revenir sur sa décision en faveur d’une solution pratique à leur situation, qui viserait à leur accorder un délai pour régulariser leurs papiers ».
Le Liban-Nord en général, et le Akkar en particulier, comptent parmi les régions les plus pauvres et les plus défavorisées du pays. L’application des lois et le paiement des taxes sont généralement faibles dans ces régions éloignées, traditionnellement oubliées par les politiques de développement et peu surveillées.


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