Le siège d’EDL, à Beyrouth. Photo Philippe Hage Boutros/L'Orient-Le Jour
Le syndicat des employés d’Électricité du Liban (EDL) a appelé jeudi à une « grève d’avertissement » accompagnée d’un sit-in dans tous les centres de l’institution mardi 3 février, avec l’arrêt des tâches administratives, a rapporté l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
Les employés exigent le paiement des indemnités de fin de service et insistent pour être un partenaire clé dans toute modification de la loi n° 462, indique un communiqué. La grève exclut les travailleurs « des principales sous-stations de transformation, des employés en charge des investissements dans les centrales de production, ainsi que de toute activité pouvant affecter la sécurité publique ».
Le syndicat a souligné qu’il « continue de rejeter toute atteinte aux droits et aux acquis des travailleurs et employés, conformément à ses positions antérieures ». Il a insisté sur la nécessité de participer à toute modification de la loi n° 462, promulguée en 2002, en particulier de l’article 45 relatif aux droits du personnel.
La loi n° 462 établit un cadre juridique pour réguler, restructurer et privatiser le secteur de l’électricité, notamment en séparant EDL en entités indépendantes de production, de transmission et de distribution. L’article 45 traite spécifiquement du statut, des droits et des compensations du personnel d’EDL et des employés du ministère de l’Énergie pendant la transition vers un secteur privatisé ou régulé.
Le syndicat a averti que « la poursuite de cette approche pourrait le pousser à prendre des mesures d’escalade ». Le communiqué a également abordé la question des indemnités de fin de service, critiquant « le manque d’intérêt de l’administration pour le règlement des dossiers de sécurité sociale des employés ayant consacré de nombreuses années à l’institution », ainsi que d’autres revendications concernant la réhabilitation du bâtiment central, les abonnements et d’autres aspects concernant la vie des employés.
Les infrastructures publiques au Liban se sont considérablement détériorées, EDL parvenant à peine à fournir quelques heures d’électricité par jour dans un pays en crise économique depuis 2019. Cette grève n’est pas la première depuis que l’institution est fortement touchée par la crise.


Cessez-le-feu : entre le non de Tel-Aviv et l’insistance de Beyrouth, Washington pour un retour à l’avant mars 2026