Une entrée du camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui, au Liban-Nord. Photo fournie par Michel Hallak
Les services de renseignement de l’armée libanaise au Liban-Nord ont demandé aux factions palestiniennes du camp de réfugiés de Beddaoui de leur remettre les postes de contrôle militaires qu’ils occupaient jusque-là, afin qu’ils soient gérés par l’armée libanaise d'ici les prochains jours. Cet appel fait suite au début d'importantes opérations de déploiement menées samedi par la troupe visant à reprendre le contrôle des points de passage militaires situés aux entrées du camp de réfugiés palestiniens. Les entrées de ce camp, situé au nord de Tripoli, étaient jusque-là contrôlées par des factions palestiniennes.
Selon une source palestinienne du camp à notre correspondant Michel Hallak, un accord préalable avait été conclu entre les deux parties selon lequel les factions palestiniennes avaient accepté de remettre ces postes de contrôle à l'institution militaire, à la condition que la passation se déroule avant la fin 2025. Ce qui ne s’est pas produit.
La prise en charge par l’armée libanaise de postes de contrôle dans les camps palestiniens fait partie du processus de désarmement des milices et groupes armés au Liban, conformément au processus d’exercice par l’Etat du monopole des armes, qui avait été avalisé en août par le Conseil des ministres. Un processus qui implique également la question épineuse du désarmement du Hezbollah. Dans ce cadre, un Conseil des ministres doit se réunir vendredi au palais présidentiel de Baabda pour aborder la deuxième phase du plan de désarmement des milices, dont l’arsenal du Hezbollah, qui concernera cette fois la zone située entre les fleuves Litani et Awali, toujours au Liban-Sud. Le 8 janvier dernier, le chef de la troupe, Rodolphe Haykal, avait présenté le dernier état des lieux mensuels du plan « Bouclier de la patrie », affirmant avoir atteint les objectifs de la première phase du plan de désarmement, après avoir démantelé les structures militaires de la milice chiite au sud du Litani.
L'armée libanaise avait, au cours de la première phase de son plan, procédé au désarmement des factions liées à l'Organisation de libération de la Palestine dans tous les camps palestiniens du Liban. Le Hamas et ses alliés refusent, eux, de remettre les armes.


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