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Culture - Installation

Après Venise, le pavillon libanais d’architecture s’enracine à Beyrouth

Présentée au Pavillon Nuhad Es-Said du musée national, l’installation fait du sol un enjeu politique, questionnant les logiques de destruction, de reconstruction et de responsabilité à l’œuvre aujourd’hui.

Après Venise, le pavillon libanais d’architecture s’enracine à Beyrouth

Vue de l’installation au Pavillon Nuhad Es-Said, où la terre crue et les briques façonnent un parcours immersif questionnant mémoire, territoire et reconstruction. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Mardi soir, les lumières se tamisent. Le public, vêtu d’une élégance mesurée – vestes ajustées, robes de soie, chaussures choisies – franchit le seuil avec retenue. À l’entrée, on distribue silencieusement des surchaussures en plastique. Le geste suffit. À l’intérieur, aucun sol lisse, aucun marbre poli. À la place : de la terre. De la boue. Des briques encore humides, presque vivantes.Au pavillon Nuhad Es-Said, à l’ombre du Musée national de Beyrouth, les pas ralentissent d’eux-mêmes. On marche avec précaution, comme si le corps comprenait avant l’esprit. Des enfants s’assoient directement sur la terre, y dessinent des sillons du bout des doigts. Les cocktails circulent, les conversations aussi. Et sous tout cela, la terre – non plus métaphore mais matière – retient chacun à sa place.C’est « The Land Remembers », de retour à Beyrouth...
Mardi soir, les lumières se tamisent. Le public, vêtu d’une élégance mesurée – vestes ajustées, robes de soie, chaussures choisies – franchit le seuil avec retenue. À l’entrée, on distribue silencieusement des surchaussures en plastique. Le geste suffit. À l’intérieur, aucun sol lisse, aucun marbre poli. À la place : de la terre. De la boue. Des briques encore humides, presque vivantes.Au pavillon Nuhad Es-Said, à l’ombre du Musée national de Beyrouth, les pas ralentissent d’eux-mêmes. On marche avec précaution, comme si le corps comprenait avant l’esprit. Des enfants s’assoient directement sur la terre, y dessinent des sillons du bout des doigts. Les cocktails circulent, les conversations aussi. Et sous tout cela, la terre – non plus métaphore mais matière – retient chacun à sa place.C’est «...
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