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Dernières Infos - Terrorisme

Syrie : Européens et Américains demandent d'éviter « tout vide sécuritaire » favorable à l'EI


Des manifestants brandissent des drapeaux des Unités de protection du peuple et du Kurdistan lors d'une manifestation de solidarité avec les Kurdes du nord de la Syrie, dans le centre de Paris, le 24 janvier 2026. Photo de Blanca CRUZ / AFP

La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et les Etats-Unis ont appelé mardi les forces gouvernementales syriennes et les combattants kurdes, qui ont prolongé leur cessez-le-feu dans le nord du pays, à « éviter tout vide sécuritaire » qui serait favorable aux jihadistes de l'Etat islamique.

« Nous réaffirmons la nécessité de maintenir et concentrer les efforts collectifs sur la lutte contre Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr). Nous appelons toutes les parties à éviter tout vide sécuritaire dans les centres de détention de Daech et leurs environs », ont indiqué dans une déclaration conjointe les ministres français et britannique des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot et Yvette Cooper, le vice-ministre allemand des Affaires étrangères Serap Güler et l'émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack.

« Pour répondre à ces préoccupations, nous avons convenu de convoquer rapidement une réunion de la Coalition internationale contre Daech », ajoutent-ils.

Les quatre diplomates, qui se sont réunis mardi, appellent également les belligérants « à se mettre d'accord rapidement sur un cessez-le-feu permanent, et (à) reprendre dès que possible les négociations visant à l'intégration pacifique et durable du Nord-Est syrien au sein d'un État syrien unitaire et souverain qui respecte et protège efficacement les droits de tous ses citoyens ».

L'offensive lancée avec succès par les troupes gouvernementales de Damas et leurs alliés contre les territoires contrôlés jusqu'ici par la coalition des FDS, dominée par les Kurdes, a provoqué de grandes incertitudes autour des camps et prisons dans le nord-est du pays, où les FDS gardaient des milliers d'anciens jihadistes de l'EI et leurs famille depuis 2019.

Pour éviter des évasions et que des jihadistes puissent venir grossir les rangs de l'EI toujours active en Syrie, les Etats-Unis ont commencé à transférer des prisonniers, parmi lesquels des Européens, vers l'Irak voisin.

L'armée américaine a indiqué vouloir transférer jusqu'à 7.000 suspects de l'EI.

L'EI a regagné en vigueur depuis le renversement du régime de Bachar el-Assad en décembre 2024 et l'installation à Damas du gouvernement du président Ahmad el-Chareh, ancien jihadiste adoubé par la communauté internationale qui la combat.

Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont conduit des frappes contre l'EI en Syrie ces dernières semaines, pour éviter, selon Paris, une résurgence de l'organisation qui avait réussi à contrôler un vaste territoire à cheval sur la Syrie et l'Irak durant les années 2010 avant d'être défaite par la coalition internationale en 2019.

La France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et les Etats-Unis ont appelé mardi les forces gouvernementales syriennes et les combattants kurdes, qui ont prolongé leur cessez-le-feu dans le nord du pays, à « éviter tout vide sécuritaire » qui serait favorable aux jihadistes de l'Etat islamique.« Nous réaffirmons la nécessité de maintenir et concentrer les efforts collectifs sur la lutte contre Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr). Nous appelons toutes les parties à éviter tout vide sécuritaire dans les centres de détention de Daech et leurs environs », ont indiqué dans une déclaration conjointe les ministres français et britannique des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot et Yvette Cooper, le vice-ministre allemand des Affaires étrangères Serap Güler et l'émissaire américain pour la Syrie Tom...