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La Fondation maronite dans le monde « inquiète » de la campagne « orchestrée » contre le chef de l'État

Le 22 janvier, des poursuites judiciaires ont été lancées à l'encontre de deux journalistes pro-Hezbollah, Ali Berro et Hassan Illaik.

La Fondation maronite dans le monde « inquiète » de la campagne « orchestrée » contre le chef de l'État

Le président libanais, Joseph Aoun. Photo tirée du site X de la présidence libanaise @LBpresidency

La Fondation maronite dans le monde a affirmé lundi être « très inquiète » de la « campagne politique et médiatique orchestrée » contre le président de la République Joseph Aoun, dans une référence à la colère du Hezbollah et de ses partisans contre le chef de l’État et son appel adressé au parti chiite pour « faire preuve de raison » en matière de désarmement.

Le communiqué de l'institution de l'émigration maronite vient s'ajout er aux nombreux témoignages de soutien à la présidence, alors que se poursuit la polémique liée aux poursuites judiciaires lancées contre deux journalistes pro-Hezbollah, Ali Berro et Hassan Illaik, auteurs de virulentes critiques visant le président Aoun et son bilan d'un an au pouvoir.

« Cette campagne ne porte pas atteinte à la personne du chef de l’État, mais à la présidence de la République, symbole de l’unité du pays et garantie de l’équilibre national », a estimé la fondation dans un communiqué, mettant en garde contre un éventuel « affaiblissement » de la magistrature suprême. « Cela aura des retombées négatives sur la stabilité politique et institutionnelle et risque de paver la voie à plus de chaos et de discorde (…) », a ajouté la fondation maronite dans son texte, rappelant que les désaccords politiques devraient rester démocratiques, loin des pressions et des menaces de recours aux armes ». La fondation a enfin appelé « tous les protagonistes politiques à assumer leurs responsabilités, à œuvrer à renforcer le dialogue entre Libanais, préserver leur unité et recouvrer la confiance des expatriés dans le pays ».

Le 22 janvier, le procureur général près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, a émis un mandat d’arrêt à l’encontre d’Ali Berro, tandis que Hassan Illaik a été convoqué par la justice. En réaction, le rassemblement des avocats du Hezbollah a annoncé, jeudi, qu’il engagerait « toutes les procédures légales disponibles pour défendre la liberté d’expression », dénonçant une « restriction d’un droit constitutionnel ». Dans un communiqué, les avocats estiment que ces poursuites « soulèvent une problématique juridique sérieuse qui dépasse les personnes concernées pour toucher aux critères d’application des lois ainsi qu’aux limites de la liberté d’opinion et d’expression au Liban ». Ils ont également averti qu’ils se réservaient le droit d’engager des poursuites « contre toute personne qui incite l’ennemi israélien, justifie ses agressions ou porte atteinte à la résistance, à ses symboles et à ses martyrs, quelle que soit sa qualité ou sa position ».

La Fondation maronite dans le monde a affirmé lundi être « très inquiète » de la « campagne politique et médiatique orchestrée » contre le président de la République Joseph Aoun, dans une référence à la colère du Hezbollah et de ses partisans contre le chef de l’État et son appel adressé au parti chiite pour « faire preuve de raison » en matière de désarmement.Le communiqué de l'institution de l'émigration maronite vient s'ajout er aux nombreux témoignages de soutien à la présidence, alors que se poursuit la polémique liée aux poursuites judiciaires lancées contre deux journalistes pro-Hezbollah, Ali Berro et Hassan Illaik, auteurs de virulentes critiques visant le président Aoun et son bilan d'un an au pouvoir.« Cette campagne ne porte pas atteinte à la personne du chef de l’État,...