Des manifestants à Nabi Chit, dans la Békaa, le 26 janvier 2026. Photo Sarah Abdallah
Des proches d'Ahmad Chokr, ancien général de la Sûreté générale disparu mi-décembre et qui aurait été enlevé par le Mossad, ont organisé dimanche un sit-in à Nabi Chit, dans la Békaa, pour dénoncer le « silence » du Liban officiel sur cette affaire.
Plusieurs dizaines de personnes étaient présentes à cette manifestation, dont des anciens ministres, selon notre correspondante dans la Békaa, Sarah Abdallah.
Lors du rassemblement, plusieurs discours ont été prononcés pour demander au chef de l'État, Joseph Aoun, au Premier ministre, Nawaf Salam, et au président du Parlement, Nabih Berry, de faire la lumière sur le sort du vétéran disparu.
Les manifestants ont brandi des drapeaux libanais et des pancartes réclamant les résultats de l'enquête. « Notre cause est juste et ne mourra pas », ont notamment scandé les contestataires, qui ont appelé les responsables à condamner le rapt et demandé des garanties pour la sécurité des habitants de la région.
Pendant le sit-in, l'épouse de l'homme disparu a notamment critiqué le fait qu'aucun communiqué officiel n'a été publié sur l'affaire Chokr, les accusations visant le Mossad provenant uniquement de sources judiciaires.
De son côté, l’ancien maire de la localité de Qaa, Eid Matar, a appelé les forces de sécurité à poursuivre les ravisseurs, estimant que M. Chokr « est toujours au Liban. »
Cette affaire a éclaté alors que des négociations sont suspendues entre le Liban et Israël sur une série de dossiers, dont le respect de l'accord de trêve entré en vigueur en novembre 2024, qui est violé presque chaque jour, et la libération des Libanais enlevés par les Israéliens.


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