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Dernières Infos - Conflit

Israël cherche à garantir que les Palestiniens sortant de Gaza soient plus nombreux que ceux qui y retournent

L’État hébreu souhaiterait aussi établir un point de contrôle militaire à l’intérieur de l'enclave, près de la frontière.

Des Palestiniens marchent au milieu des décombres de maisons détruites par des frappes israéliennes durant la guerre, à Khan Younes, dans le sud de la bande de Gaza, le 22 janvier 2026. Photo REUTERS/Ramadan Abed

Israël souhaite restreindre le nombre de Palestiniens entrant dans la bande de Gaza via le poste-frontière avec l’Égypte afin de s’assurer que davantage de personnes soient autorisées à en sortir qu’à y entrer, ont indiqué plusieurs sources informées avant la réouverture prévue du passage la semaine prochaine.

Ali Chaath, président d’un comité palestinien de transition soutenu par les États-Unis pour l’administration temporaire de Gaza, a annoncé jeudi que le poste-frontière de Rafah – de fait la seule voie d’accès pour la quasi-totalité des plus de deux millions d’habitants de l'enclave – rouvrirait la semaine prochaine.

La frontière aurait dû rouvrir lors de la première phase du plan du président Donald Trump visant à mettre un terme à la guerre, conformément à un cessez-le-feu conclu en octobre entre Israël et le Hamas. Plus tôt ce mois-ci, Washington avait annoncé que le plan était désormais entré dans sa deuxième phase, au cours de laquelle l’État hébreu devrait retirer davantage de troupes de Gaza et le Hamas céder le contrôle administratif du territoire. Le côté gazaoui du passage est sous contrôle militaire israélien depuis 2024.

Les sources qui se sont exprimées sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du sujet ont indiqué qu’il n’était pas encore possible de savoir comment Israël prévoyait d’imposer des limites au nombre de Palestiniens entrant dans Gaza en provenance d’Égypte, ni quel ratio de sorties par rapport aux entrées il entendait atteindre. Des responsables israéliens se sont déjà exprimés par le passé sur le fait d’encourager l’émigration des Palestiniens de Gaza, tout en niant vouloir procéder à un transfert forcé de la population. Les Palestiniens sont particulièrement sensibles à toute suggestion selon laquelle les Gazaouis pourraient être expulsés, ou que ceux qui partiraient temporairement pourraient se voir interdire de revenir.

Il est prévu que le poste-frontière de Rafah soit géré par des Palestiniens affiliés à l’Autorité palestinienne basée à Ramallah et supervisé par du personnel de l’Union européenne, comme cela avait été le cas lors d’un précédent cessez-le-feu de plusieurs semaines entre Israël et le Hamas début 2023.

Le bureau du Premier ministre israélien n’a pas immédiatement répondu à une demande d'éclaircissement et l’armée a refusé de s'exprimer, renvoyant les questions vers le gouvernement. Selon ces sources, Israël souhaite également établir un point de contrôle militaire à l’intérieur de Gaza, près de la frontière, par lequel tous les Palestiniens entrant ou sortant devraient passer et être soumis à des contrôles de sécurité. Des responsables israéliens avaient insisté pour la mise en place d’un tel poste de contrôle afin de filtrer les mouvements des Palestiniens, a-t-on précisé de mêmes sources.

L’ambassade des États-Unis en Israël n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire concernant un éventuel soutien américain aux restrictions israéliennes sur les entrées de Palestiniens à Gaza ou la création d’un poste de contrôle pour filtrer les passages.

Dans le cadre de la première phase du plan Trump, l’armée israélienne avait partiellement retiré ses forces à l’intérieur de Gaza mais conservait le contrôle de 53 % du territoire, y compris l’ensemble de la frontière terrestre avec l’Égypte. La quasi-totalité de la population vit dans le reste de l'enclave sous contrôle du Hamas, principalement dans des tentes de fortune ou des bâtiments endommagés.

Le gouvernement israélien s’est opposé à plusieurs reprises à la réouverture de la frontière, certains responsables estimant que le Hamas doit d’abord restituer la dépouille d’un policier israélien détenu à Gaza. Des responsables américains affirment en privé que c’est Washington, et non Israël, qui pilote le déploiement du plan présidentiel pour mettre fin à la guerre.


Cette information est une traduction de l'agence Reuters

Israël souhaite restreindre le nombre de Palestiniens entrant dans la bande de Gaza via le poste-frontière avec l’Égypte afin de s’assurer que davantage de personnes soient autorisées à en sortir qu’à y entrer, ont indiqué plusieurs sources informées avant la réouverture prévue du passage la semaine prochaine.Ali Chaath, président d’un comité palestinien de transition soutenu par les États-Unis pour l’administration temporaire de Gaza, a annoncé jeudi que le poste-frontière de Rafah – de fait la seule voie d’accès pour la quasi-totalité des plus de deux millions d’habitants de l'enclave – rouvrirait la semaine prochaine. Ali Chaath : un technocrate sorti des décombres pour piloter la reconstruction de Gaza Ali Chaath : un technocrate sorti des décombres pour piloter la reconstruction de Gaza ...