À Ansar, au Liban-Sud, une maison en ruines au lendemain de frappes israéliennes, le 22 janvier 2026. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
Le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a de nouveau accusé jeudi le Hezbollah d’utiliser des zones civiles dans le sud du Liban « à des fins terroristes », précisant que « au cours des derniers mois, l’armée a neutralisé dix terroristes provenant de neuf villages différents dans la région du sud du Liban ».
« Les terroristes neutralisés agissaient en tant que bras exécutif du Hezbollah dans ces villages », a-t-il ajouté, soulignant que ces individus opéraient « délibérément parmi les civils et à travers eux, dans les domaines de la reconstruction, de l’éducation, des services sociaux et des infrastructures, qui ont été exploités pour développer des activités terroristes ».
Le porte-parole a également affirmé que les membres du parti chiite « ont pris le contrôle de zones civiles et de propriétés privées » et « consolidé une infrastructure terroriste au cœur des zones résidentielles, en exploitant les habitants pour faire avancer les objectifs terroristes du Hezbollah ». Il a conclu en assurant que « l’armée poursuivra ses actions visant à éliminer toute menace et à défendre l’État d’Israël ».
Mercredi, l’armée israélienne a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, malgré la trêve conclue le 27 novembre 2024, touchant des villages des cazas de Saïda et de Nabatiyé. Plusieurs avis d’évacuation ont été émis avant les bombardements, qui ont détruit des habitations et des immeubles, laissant plus de 50 familles sans domicile et faisant 19 blessés, dont des journalistes. L’armée israélienne a affirmé que ces frappes empêchent le Hezbollah de « reprendre ses activités » et dénoncé l’usage de civils comme boucliers humains.


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