Des militaires syriens se rassemblent près de Raqqa, où l'armée syrienne assiège les membres des FDS après avoir pris le contrôle de la ville, en Syrie, le 19 janvier 2026. Photo Mahmoud Hassano/Reuters
L'armée gouvernementale syrienne assiège depuis plusieurs jours la ville de Kobané, également appelée Aïn el-Arab, où sont retranchés des combattants kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), selon plusieurs journalistes locaux.
Située à la frontière turque, Kobané subit « une coupure complète de l’électricité, provoquant l’arrêt de l’approvisionnement en eau », en raison de la prise de contrôle dimanche par les forces de Damas armées du barrage de Tichrine, à l'est d'Alep.
L'accès à Internet aurait également été interrompu, après le pillage présumé d’un transformateur électrique situé à proximité de la ville, alors que l'armée gouvernementale a pris le contrôle mardi de la ville de Sarrine, à 40 km au sud de Kobané, après avoir traversé l'Euphrate.
« Des déplacements massifs de population sont signalés. Les habitants des villages environnants se sont réfugiés dans le centre-ville, où de nombreux civils dorment dans les rues, les écoles et les mosquées faute d’abris », rapportent des médias kurdes.
Un cessez-le-feu de quatre jours est officiellement en vigueur depuis mardi soir dans le nord-est syrien entre le gouvernement de Damas et le commandement kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS). Des escarmouches sont toutefois récurrentes depuis cette date, notamment dans la région de Hassaké, où l'armée syrienne a mené une percée fulgurante ces derniers jours.


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