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Monde - Conflits

Trump propose un « Conseil de paix » concurrent de l'ONU et totalement à sa main

Le président américain propose un ticket d'entrée d'un milliard de dollars pour un siège permanent.

Jared Kushner, gendre de Donald Trump, et Steve Witkoff, émissaire spécial du président des États-Unis, font partie selon la Maison-Blanche du “comité exécutif fondateur” du nouveau “Conseil de la paix” créé au départ pour la bande de Gaza. Tous deux participaient à une réception à Mar-a-Lago, le club de Trump en Floride, le 29 décembre 2025. JOE RAEDLE / Getty Images via AFP

Donald Trump veut créer un « Conseil de paix » à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU. Un « Conseil » dont la charte fondatrice pourrait être signée en sa présence dès jeudi à Davos, en marge du Forum économique mondial.

Selon une source proche du président américain, Donald Trump va à Davos mettre en avant ce « Conseil de la paix ». Selon cette source, environ 35 dirigeants dans le monde ont accepté de se rallier à sa charte jusqu’à présent, sur la cinquantaine d’invitations qui ont été envoyées. Cette charte, dont l'AFP a obtenu une copie, est censée entrer en vigueur quand au moins « trois Etats » l'auront signée.

De quoi s'agit-il ?

La Maison Blanche avait annoncé qu'en vertu du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien de la bande de Gaza soutenu par Washington, un « Conseil de paix » présidé par Donald Trump serait formé.

Mais le projet de « charte » révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.

La mission

« Le Conseil de paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits », peut-on lire dans le préambule de ce texte envoyé aux Etats « invités » à y siéger.

Le texte de huit pages critique les « approches et institutions qui ont trop souvent échoué », dans une allusion claire à l'ONU, et appelle à avoir « le courage » de s'en « écarter ». Il souligne « la nécessité d'une organisation de paix internationale plus agile et efficace ».

Trump tout puissant

Donald Trump sera le « premier président du Conseil de paix », dont les pouvoirs prévus sont très étendus : il est seul habilité à « inviter » d'autres chefs d'Etat et de gouvernement à l'intégrer et peut révoquer leur participation, sauf en cas de « veto par une majorité des deux tiers des Etats membres ».

Le conseil exécutif, dirigé par M. Trump, comportera sept membres parmi lesquels le secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'émissaire spécial Steve Witkoff, le gendre de M. Trump Jared Kushner, et l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair.

Un responsable américain a confirmé sous couvert de l'anonymat que Trump pourra en conserver la présidence, y compris après la fin de son mandat, jusqu'à ce qu'il « démissionne ».

Ticket d'entrée

« Chaque Etat membre exerce un mandat d'une durée maximale de trois ans à compter de l'entrée en vigueur de la présente charte, renouvelable par le président.

Ce mandat de trois ans ne s'applique pas aux Etats membres qui versent plus d'un milliard de dollars au « Conseil de paix » au cours de la première année suivant l'entrée en vigueur de la Charte, ajoute le texte, sans précisions.

Le responsable américain a cependant indiqué que cela se faisait sur la base du volontariat et qu'il n'y avait aucun prix d'entrée pour être membre du Conseil.

Quels pays ont dit oui ?

Benjamin Netanyahu a accepté l'invitation de Donald Trump à siéger au « Conseil de paix », a annoncé mercredi le bureau du Premier ministre israélien. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a également accepté l'invitation américaine. Le président argentin Javier Milei a déclaré que ce serait un « honneur » de siéger au Conseil.

Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan se rendra mercredi en Suisse pour « participer à la cérémonie de signature (…) au nom du président Erdogan », selon son ministère qui ne confirme pas officiellement si le Recep Tayyip Erdogan a accepté de siéger au conseil.

Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, « assistera à la cérémonie de signature » de la charte, a indiqué mercredi son service de presse. En Azerbaïdjan, le ministère des Affaires étrangères a annoncé mardi que le président Ilham Aliyev était « prêt à prendre part aux activités du Conseil de paix ».

Le roi du Maroc Mohamed VI rejoindra le conseil en tant que « membre fondateur », a indiqué la diplomatie marocaine. Le président des Emirats arabes unis Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane a accepté l'invitation américaine. De même, le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, a « accepté l'invitation du président Donald Trump », selon le ministère des Affaires étrangères à Manama.

En Hongrie, le Premier ministre, Viktor Orban, a accepté dès dimanche l'invitation « honorable » de son allié Donald Trump d'être « membre fondateur » du « Conseil de paix ». En Arménie, le Premier ministre Nikol Pachinian a déclaré mardi sur Facebook avoir accepté l'invitation.

Quels pays ont dit non ?

La France « ne peut donner (une) suite favorable » à ce stade à l'invitation, a indiqué lundi l'entourage du président Emmanuel Macron. « Je vais mettre 200% de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera », a rétorqué M. Trump. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dit mardi avoir reçu une invitation, mais « n'imagine pas » y participer au côté de la Russie.

La Norvège ne participera pas au « Conseil de paix » qui « soulève un certain nombre de questions », a annoncé mercredi à l'AFP le cabinet du Premier ministre.

Quels pays réservent leur réponse ?

Donald Trump a confirmé lundi soir avoir invité son homologue russe, Vladimir Poutine, à rejoindre le « Conseil ». Moscou a dit vouloir « clarifier toutes les nuances » de cette proposition avec Washington avant de se prononcer.

Le gouvernement britannique s'est dit « inquiet » de cette invitation faite au président russe qui « a prouvé à maintes reprises qu'il n'était pas sérieusement engagé pour la paix ». Il a confirmé que le Royaume-Uni avait reçu une invitation et en examinait les « modalités » en contact avec les Etats-Unis et ses autres partenaires internationaux.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a aussi été invitée et réserve sa réponse, a déclaré lundi un porte-parole à Bruxelles. Le gouvernement allemand a exprimé la nécessité de se « coordonner » avec ses partenaires. Le Premier ministre de la Croatie, Andrej Plenkovic, a dit souhaiter plus de temps, tandis que la présidente du Kosovo Vjosa Osmai, a accepté l'invitation de M. Trump, une « initiative historique ».

La Chine, après avoir confirmé avoir reçu une invitation, n'a pas dit si elle l'acceptait, tout en indiquant mercredi « défendre fermement le système international avec les Nations unies en son centre ». Au Canada, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a déclaré à l'AFP: « Nous examinons la situation. Mais nous n'allons pas payer un milliard de dollars ».

Quels pays invités ?

La Maison Blanche n'a pas publié la liste des pays invités. Mais de nombreuses capitales ont fait savoir que leur dirigeant avait reçu un carton d'invitation.

Parmi les autres pays invités figurent l'Italie, la Suède, la Finlande, l'Albanie, la Grèce, la Slovénie, la Pologne, la Bulgarie, le Brésil, le Paraguay, la Jordanie, ou encore l'Inde et la Corée du Sud.

Mais le projet de « charte » révèle une initiative et un mandat bien plus vastes que la seule question de Gaza, et semble en faire un véritable substitut des Nations unies.

Donald Trump veut créer un « Conseil de paix » à sa main pour œuvrer à la résolution des conflits dans le monde en concurrence avec l'ONU. Un « Conseil » dont la charte fondatrice pourrait être signée en sa présence dès jeudi à Davos, en marge du Forum économique mondial.Selon une source proche du président américain, Donald Trump va à Davos mettre en avant ce « Conseil de la paix ». Selon cette source, environ 35 dirigeants dans le monde ont accepté de se rallier à sa charte jusqu’à présent, sur la cinquantaine d’invitations qui ont été envoyées. Cette charte, dont l'AFP a obtenu une copie, est censée entrer en vigueur quand au moins « trois Etats » l'auront signée.De quoi s'agit-il ?La Maison Blanche avait annoncé qu'en vertu du plan pour mettre fin à la guerre dans le territoire...
commentaires (10)

un conseil de sage est constitue de personnages illustres qui ont prouve par leurs actes et leurs comportements le long de leur vie , une grande sagesse et une grande équité ,dans leurs domaines respectifs . De lá ,a constituer un conseil avec un ticket d entrée . ce n est pas particulièrement Sage de payer un milliard de usd pour en faire partie ,ca serait plutôt un investissement , á récupérer sur les éventuels bénéfices a venir.

Jimmy Barakat

15 h 49, le 26 janvier 2026

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Commentaires (10)

  • un conseil de sage est constitue de personnages illustres qui ont prouve par leurs actes et leurs comportements le long de leur vie , une grande sagesse et une grande équité ,dans leurs domaines respectifs . De lá ,a constituer un conseil avec un ticket d entrée . ce n est pas particulièrement Sage de payer un milliard de usd pour en faire partie ,ca serait plutôt un investissement , á récupérer sur les éventuels bénéfices a venir.

    Jimmy Barakat

    15 h 49, le 26 janvier 2026

  • Priere lire : De decisions PARTIALES ! Merci.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 59, le 21 janvier 2026

  • CONSEIL DE PAIX ! Quelle blague ! Il veut creer une HYDRE a multiples tetes dont le corps, constitue par lui et les siens, les manipulerait. Et s,il croit que la Chine et la Russie se joindraient a un tel MONSTRE de decisions impartiales, dont il faudrait les deux tiers pour les annuler, il se berce d,illusion. A moins qu,uniquement avec ce titre on lui octroie LE NOBEL DE LA PAIX dont il reve bigrement.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    11 h 40, le 21 janvier 2026

  • La carte qui trône dans son bureau ovale ne trompe personne. S’il n’arrive pas à agrandir son vaste territoire pour faire concurrence à son ami Poutine qui le fascine et veut le singer en comparant qui a le plus de km ou d’autorité sur le monde. Trump préfère utiliser un autre moyen pour avoir le monde à sa botte moyennant des milliards pour humilier les pays adhérents, une fois l’argent empoché. Il est connu pour être versatile et instable, alors qui oserait signer un accord, sachant d’avance son inefficacité lorsque Trump pique sa crise d’enfant gâté? Je veux et je l’aurait point.

    Sissi zayyat

    11 h 10, le 21 janvier 2026

  • Bravo la France!! Quand on voit commment il se comporte, il faut s'en éloigner!!

    Hélène SOMMA

    20 h 53, le 20 janvier 2026

  • On comprend Trump. A son époque le Genéral De Gaule avait qualifié l'ONU de machin. Donald Trump aussi a pris acte que le rapport cout /bénéfices de l'ONU est trop important pour les USA, ce qui est vrai aussi dans l'absolu: L'ONU et ses différentes émanations coutent chers et leur bénéfice est très faible du fait de leur mauvaise gouvernance. Trump a créé son propre Conseil de Sécurité. Exactement comme on crée une entreprise pour concurrencer une autre mal gérée.

    Moi

    14 h 41, le 20 janvier 2026

  • Bravo Macron et chapeau a la France

    Eleni Caridopoulou

    12 h 14, le 20 janvier 2026

  • TRUMP fonctionne via « son ego ».Tu le flattes? Tu le suis? Il te récompense.Tu refuses? Il te punit. Ce n’est pas la bonne solution.Mais actuellement, c’est la seule. Une fois, son mandat présidentiel prenant fin, il s’assure une autre présidence « du monde » à vie. Qu’on ne parle plus de démocratie. C’en est pas une. Perso même si son intervention au proche orient surtout en Iran , je la considère ESSENTIELLE voire obligatoire pour sauver la population Iranienne des tueries quotidiennes, cependant, au niveau mondial et à vie? on pourrait émettre des doutes voire des réserves ..A surveiller

    LE FRANCOPHONE

    10 h 46, le 20 janvier 2026

  • Tu participes pour avaliser les idees de ma *BOITE* ou je t,impose des droits de douanes exuberants. La DEMOCRATIE TRUMPIENNE DANS TOUTE SA SPLENDEUR. Faut lui offrir un TURBAN !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 07, le 20 janvier 2026

  • yaani, quoique l'idee parait etre saugrenue , faut bien se lasser de l'inutilite de l'ONU .. a moins qu'on ne doive le garder pour y fiche des milliers de salaries -mais des salaries bien payes eux- pas comme ceux de nabeuh berry, ceux ci pauvrement payes

    L’acidulé

    09 h 34, le 20 janvier 2026

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