La ministre française de la Culture Rachida Dati arrive à une projection scolaire du film « Capitaines ! » dans le cadre d'une visite au cinéma Cinémas du Palais pour dévoiler de nouvelles mesures visant à promouvoir l'éducation cinématographique, à Créteil, dans la banlieue parisienne, le 25 novembre 2025. Photo archives Thibaud MORITZ / AFP
La ministre française de la Culture et candidate de la droite à la mairie de Paris, Rachida Dati, a annoncé dimanche sur la radio publique France Inter qu'elle quitterait le gouvernement avant les élections municipales des 15 et 22 mars, sans toutefois donner de date précise.
« Bien sûr que je quitterai le gouvernement » avant le scrutin municipal mais « je ne vais pas vous dire ici quand », a déclaré la ministre, également maire du 7e arrondissement de la capitale. « Il y a certains acteurs culturels qui souhaiteraient que je défende leur budget jusqu'au bout », a ajouté Mme Dati, qui postule pour succéder à la socialiste Anne Hidalgo.
Mme Dati, 60 ans, est ministre de la Culture depuis janvier 2024.
« Je ne veux pas faire de débat de premier tour, ça n'a pas de sens », a aussi assuré la candidate, qui se dit « prête à débattre avec les Parisiens » qu'elle appelle au « vote utile », en sa faveur, dès le premier tour, mais pas avec ses opposants politiques.
La ministre, magistrate de profession, doit être jugée à Paris pour corruption et trafic d'influence en septembre 2026, soupçonnée d'avoir indûment perçu 900.000 euros entre 2010 et 2012 d'une filiale de l'alliance automobile Renault-Nissan quand Carlos Ghosn en était le PDG et quand elle était eurodéputée (2009-2019). Elle conteste l'ensemble des charges.
Interrogée sur ce dossier, la candidate a répondu avoir signé « un contrat d'avocat que j'ai eu pour Renault Nissan pour défendre leurs intérêts et les développer ». « Je n'ai pas tapé dans la caisse », a-t-elle ajouté.
Mme Dati, ancienne ministre de la Justice (2007-2009) lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République, fait par ailleurs l'objet d'une enquête visant l'éventuelle non-déclaration de bijoux de luxe à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Elle conteste là encore toute irrégularité.

