Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, serre la main du Premier ministre britannique Keir Starmer à l’intérieur du 10 Downing Street, au centre de Londres, Royaume-Uni, le 16 janvier 2026. Photo HENRY NICHOLLS/Pool via REUTERS
Le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guteress a déploré samedi à Londres l'alignement de « forces puissantes » pour « saper » la coopération internationale, dans un discours marquant le 80e anniversaire de la toute première Assemblée des Nations Unies.
M. Guterres, dont le mandat à la tête de l'institution prendra fin le 31 décembre, s'exprimait au Methodist Central Hall de Londres, le lieu où le 10 janvier 1946 des représentants de 51 pays s'étaient réunis pour la session inaugurale de l'Assemblée générale de l'ONU. Ce lieu avait été choisi car le siège de l'institution à New York n'était pas encore construit.
Le chef de l'ONU a ouvert son discours en faisant part de sa « gratitude » envers le Royaume-Uni pour son « rôle décisif » dans la création des Nations Unies et pour être « un pilier si solide du multilatéralisme ».
Il est ensuite revenu sur l'état du monde, affirmant que l'année 2025 avait été « une année extrêmement difficile pour la coopération internationale et les valeurs des Nations Unies », évoquant pèle-mêle l'accélération du « chaos climatique » ou encore le « bafouement » du droit international. Dans le même temps, a-t-il poursuivi, « nous voyons des forces puissantes s'aligner pour saper la coopération internationale ».
Mais « malgré ces mers agitées, nous continuons d'avancer », a-t-il assuré, mentionnant l'entrée en vigueur samedi du traité sur la haute mer, exemple, selon lui, d'un « modèle de diplomatie moderne ». « Ces victoires discrètes de la coopération internationale — les guerres désamorcées, les famines évitées, les traités vitaux conclus — ne font pas toujours la une des journaux », a-t-il encore souligné.
S'adressant aux membres de la société civile présents dans la salle, il les a enjoints à s'engager davantage: « nous avons plus que jamais besoin de vous », leur a-t-il lancé.

