L'ambassadeur américain Michel Issa, lors d'une tournée dans le port de Beyrouth, le 15 janvier 2025. Photo ANI
L’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa, s’est dit jeudi « fier » de l’organisation du port de Beyrouth, à l’issue d’une tournée sur place. Il a souligné que les méthodes de gestion observées étaient comparables à celles en vigueur aux États-Unis. « Je ne m’attendais pas à voir une telle technologie aujourd’hui ; j’avais l’impression d’être aux États-Unis. Nous allons essayer d’apporter notre aide en fonction des besoins ici », a-t-il déclaré.
M. Issa a également salué l’installation de nouveaux scanners au port, estimant qu’ils « pourraient accélérer » les opérations, améliorer les performances du port et son repositionnement à l’échelle internationale. « Je suis fier d’être ici », a-t-il ajouté, avant de féliciter le ministre libanais des Travaux publics, Fayez Rasamany. L’ambassadeur a affirmé que la nouvelle administration et les employés du port donnaient l’exemple d’une performance remarquable, assurant que son pays soutiendrait le port « de toutes les manières possibles ».
Interrogé sur les conditions d’un éventuel soutien américain, M. Issa a précisé qu’aucune condition n’était imposée, tout en soulignant que le port devait être sous l’autorité de l’État et que ses revenus devaient revenir au Trésor libanais. Il a affirmé que le soutien des États-Unis au Liban n’avait jamais faibli et que sa visite visait à constater l’avancement des travaux et les développements en cours.
Michel Issa a par ailleurs indiqué souhaiter visiter plusieurs infrastructures au Liban afin d’évaluer les possibilités d’assistance, que ce soit en faveur de l’armée libanaise ou d’autres secteurs servant les intérêts du pays.
Le port de Beyrouth s’est doté d’un nouveau directeur, Marwan el-Nafi, à la fin de l’année 2025. Il a succédé à Omar Itani, en poste depuis 2021, soit un an après la double explosion du 4 août 2020, qui avait dévasté le port et une partie de la capitale, faisant plus de 220 morts. La gestion des terminaux à conteneurs est assurée par le groupe français CMA CGM depuis 2022. Près de 100 000 conteneurs standard (EVP) ont transité par le port de Beyrouth en juillet 2025, un record depuis 2019, dernière année où le port a tourné à plein régime, avant que la crise économique puis le drame du 4-août n'affectent son activité.


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