Cette capture vidéo, réalisée le 13 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées sur les réseaux sociaux le 10 janvier 2026, montre des affrontements à Mashhad, dans le nord-est de l'Iran. Photo UGC / AFP
Le Hezbollah a publié mardi un communiqué saluant « les manifestations de masse » organisées en Iran en soutien au régime, tout en dénonçant une tentative d’ingérence américaine dans les affaires intérieures iraniennes.
Le parti chiite a estimé que ces rassemblements, organisés « dans toutes les régions de la République islamique d’Iran », traduisent « la véritable orientation du peuple iranien, rassemblé autour de la direction de la République islamique, avec à sa tête l’imam et guide Ali Khamenei ».
En parallèle, le communiqué fustige les vagues massives de manifestations depuis trois semaines contre le régime de Téhéran, estimant que les « manifestants sont dépourvus de toute représentation populaire réelle », et les qualifiant de « poignée d’agents » à la solde de Washington et Tel-Aviv.
« Des agents des États-Unis et d’Israël infiltrent certaines petites manifestations pour les transformer en actes de vandalisme et de chaos », poursuit le texte.
Le parti chiite a accusé, en outre, Washington de chercher à déstabiliser l’Iran de l’intérieur, affirmant que ce pays est la cible d'« une agression mondiale parrainée par les États-Unis » depuis la révolution islamique de 1979. « Les États-Unis insistent pour saboter l’Iran en utilisant l’entité sioniste comme un outil de criminalité, de meurtre et de chaos dans le but de faire tomber le régime iranien populaire », selon le texte.
Le parti a enfin estimé que « l'agression de douze jours contre l’Iran (en juin 2025) visant à faire tomber la République islamique a échoué et s’est soldée par un échec retentissant ».
Mardi l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a indiqué qu’au moins 734 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir et affirmé que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers. IHR « continue de recevoir des rapports faisant état de milliers de morts dans différentes villes et provinces d'Iran », précise l'organisation, après plus de deux semaines de manifestations.
Mardi, une source iranienne anonyme a déclaré au New York Times que le bilan de la répression de ces manifestations s'élèverait à plus de 3 000 morts.

