La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d' une conférence de presse lors d’un sommet de l’Union européenne, à Bruxelles, en Belgique, le 19 décembre 2025. REUTERS / Stephanie Lecocq / Photo d’archives
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis mardi que de nouvelles sanctions contre Téhéran allaient être « rapidement » proposées aux 27, après un bilan « effroyable » des victimes de la répression des manifestations en Iran. « De nouvelles sanctions visant les responsables de la répression seront rapidement proposées », a-t-elle indiqué sur le réseau social X.
Des responsables européens, dont des eurodéputés, ont appelé l'UE à renforcer la pression contre les autorités iraniennes, réclamant, entre autres, d'inscrire les Gardiens de la révolution iranienne dans la liste des organisations terroristes, en raison de son rôle dans la répression brutale des manifestations de ces derniers jours en Iran. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré lundi avoir confirmation de la mort de 648 manifestants et d'environ 10.000 arrestations depuis le début du mouvement le 28 décembre.
Mme von der Leyen a rappelé que les Gardiens de la révolution faisaient déjà l'objet de sanctions de la part de l'Union européenne. Celles-ci existent depuis 2021 en réaction aux violations des droits de l'homme en Iran. Au total, quelque 230 personnes, dont plusieurs ministres, et une quarantaine d'entités sont été sanctionnées par l'UE pour violations des droits humains. Ces sanctions ont depuis été étendues en raison des activités nucléaires de l'Iran ou de l'aide apportée par Téhéran à la guerre d'invasion russe en Ukraine, lancée en 2022.
Outre les sanctions des Nations Unies appliquées par l'UE, les Européens ont également leurs propres sanctions qui prévoient, entre autres, un gel des avoirs et une interdiction de se déplacer dans l'UE. Des sanctions commerciales ou financières sont également en place dont une interdiction d'exporter des armes ou des biens à double usage civil et militaire ou encore susceptibles d'être utilisés dans le cadre d'activités liées à l'enrichissement nucléaire. Une interdiction d'importer d'Iran du pétrole brut, du gaz naturel ainsi que des produits pétroliers et pétrochimiques est également en vigueur.
Malgré la répression, des manifestations ont rassemblé ces derniers jours des milliers de personnes à Téhéran et dans d'autres villes, dans un mouvement ouvertement dirigé contre le pouvoir et contre le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamanei, aux commandes du pays depuis 1989.

