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Berry : Les législatives se tiendront à la date prévue


Berry : Les législatives se tiendront à la date prévue

Le chef du Parlement libanais, Nabih Berry. Photo ANI

Le président du Parlement libanais Nabih Berry a assuré mardi que les élections législatives prévues en mai prochain devraient se tenir « à la date prévue », bien que le scrutin pourrait être reporté en raison de tensions politiques concernant les modalités de scrutin réservé aux Libanais de la diaspora. Il a par ailleurs insisté sur l'importance de la « résistance » du Hezbollah qui « appartient à tous les Libanais », tout en critiquant le travail du « mécanisme », le comité de supervision du cessez-le-feu au Liban-Sud, qu'il a accusé de ne pas avoir réussi à empêcher la poursuite des attaques israéliennes au Liban, malgré le cessez-le-feu du 27 novembre 2024.

« Les législatives se tiendront à la date prévue », a insisté le chef du Législatif dans un entretien accordé au quotidien al-Joumhouriya. « Les autorités compétentes, notamment le ministère de l'Intérieur, devraient commencer à lancer les préparatifs nécessaires pour garantir le bon déroulement du scrutin », a-t-il ajouté. Interrogé sur le projet de loi du gouvernement de Nawaf Salam visant à permettre aux expatriés de voter pour les 128 députés de l'Hémicycle depuis leur lieu de résidence à l'étranger, et sur les appels lancés au gouvernement pour qu'il accélère son adoption, M. Berry a déclaré : « La déclaration ministérielle du gouvernement stipule clairement qu'il ne s'ingérera pas dans les élections ».

Ses propos interviennent quelques jours après que le président Joseph Aoun a évoqué un report « technique » des législatives qui permettrait aux Libanais de l’étranger de venir participer à l’élection des 128 députés (et non six spécifiques pour la diaspora), estimant que ce cas de figure « n'est pas à proprement parler un report ». « Un, deux mois ou plus ne constituent pas un report », avait-il lancé dans un entretien accordé dimanche à Télé-Liban pour marquer le bilan de la première année de son mandat, soulignant qu'il refusait toutefois que le scrutin soit organisé « dans un an ou deux » ou que le mandat de la Chambre soit à nouveau prorogé.

Conduits par les Forces libanaises, les partis qui appellent à l’amendement de la loi électorale veulent permettre aux expatriés de voter pour les 128 députés en lice dans la métropole, comme ils l’ont fait lors des deux précédents scrutins, et non pour six parlementaires supplémentaires réservés à la diaspora, comme le prévoit la loi électorale de 2017. Cette dernière option est privilégiée par le tandem chiite, piloté sur ce dossier par le président du Parlement lui-même, Nabih Berry.

Ce dernier a par ailleurs insisté sur l'importance de la « résistance » du Hezbollah, affirmant qu'elle « n'appartient pas à un groupe libanais plutôt qu'à un autre ; elle appartient à tous les Libanais et les concerne tous ». « Ce que la résistance a fait durant ses longues années de lutte, c'était pour protéger les Libanais et pour libérer le Liban de l'occupation israélienne. Pour ce faire, elle a offert des milliers de martyrs et consenti d'immenses sacrifices. De plus, la résistance est née de l'incapacité de l'État à protéger ses citoyens. Par conséquent, nous ne pouvons en aucun cas accepter que ces sacrifices soient effacés », a-t-il souligné. Les propos de Nabih Berry interviennent après les déclarations dimanche du président Joseph Aoun qui avait durci le ton face au Hezbollah et appelé le parti chiite à être « raisonnable » concernant son désarmement.

Le président du Parlement a par ailleurs estimé que le comité de surveillance du cessez-le-feu « n'a fait preuve d'aucune efficacité ni d'aucun sérieux pour contraindre Israël à cesser son agression » après la trêve. « Israël ne cible pas un groupe spécifique, mais tous les Libanais sans exception, quelles que soient leurs appartenances religieuses, confessionnelles ou régionales », a-t-il poursuivi. Interrogé sur la possibilité d'une guerre et d'une escalade au Liban, M. Berry a répondu : « Ce qu'Israël fait n'est-il pas une guerre permanente depuis la déclaration de l'accord de cessez-le-feu ? »

L’État hébreu effectue des frappes quasi-quotidiennes au Liban malgré la trêve, et affirme cibler des infrastructures et des affiliés au Hezbollah, notamment dans le sud du pays. Israël a conduit dimanche près de 25 frappes contre au moins sept localités du Sud réparties sur trois caza, en l’espace d’une trentaine de minutes.

Le président du Parlement libanais Nabih Berry a assuré mardi que les élections législatives prévues en mai prochain devraient se tenir « à la date prévue », bien que le scrutin pourrait être reporté en raison de tensions politiques concernant les modalités de scrutin réservé aux Libanais de la diaspora. Il a par ailleurs insisté sur l'importance de la « résistance » du Hezbollah qui « appartient à tous les Libanais », tout en critiquant le travail du « mécanisme », le comité de supervision du cessez-le-feu au Liban-Sud, qu'il a accusé de ne pas avoir réussi à empêcher la poursuite des attaques israéliennes au Liban, malgré le cessez-le-feu du 27 novembre 2024.« Les législatives se tiendront à la date prévue », a insisté le chef du Législatif dans un entretien accordé au quotidien...