Le drapeau groenlandais (Erfalasorput) flotte sur le toit du château de Tivoli à Copenhague, le 8 janvier 2026. Le président américain Donald Trump examine différentes options, y compris une intervention militaire, pour prendre le contrôle du Groenland, a déclaré la Maison Blanche le 6 janvier 2025, exacerbant les tensions qui, selon le Danemark, pourraient détruire l'alliance de l'OTAN. Photo par Ida Marie Odgaard / Ritzau Scanpix / AFP
Le gouvernement allemand a réaffirmé dimanche son soutien au Groenland, territoire autonome danois menacé par le président américain d'annexion, avant des rencontres diplomatiques de deux de ses ministres à Washington lundi. Avant de rencontrer lundi son homologue américain Marco Rubio dans la capitale américaine, notamment au sujet de la guerre en Ukraine, le ministre allemand des Affaires étrangères Johann Wadephul fait escale dimanche à Reykjavik.
Avec la cheffe de la diplomatie islandaise Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, il abordera les « défis stratégiques particuliers du Grand Nord », d'après un communiqué du ministère, dans un contexte tendu entre le Groenland et les États-Unis. Il est « parfaitement clair (…) que ce qui se passe au Groenland est décidé par les Groenlandaises et les Groenlandais. Et cela est décidé par le Royaume du Danemark », a déclaré le ministre sur la chaine de télévision publique ZDF.
Néanmoins, le président américain Donald Trump a selon lui raison de dire que « le nord de l’Europe notamment a intérêt à ce que nos intérêts de sécurité y soient préservés, y compris face à la Chine et à la Russie ». L’Allemagne et le Danemark seraient donc prêts à s’engager davantage dans l’Arctique, a poursuivi Wadephul.
Donald Trump martèle que les États-Unis doivent prendre le contrôle de ce territoire autonome danois, par « la manière douce » ou « la manière forte », après que Copenhague a répété que qu'il n'était pas à vendre. « La souveraineté et l'intégrité territoriale doivent être respectées », a déclaré de son côté le ministre des Finances allemand Lars Klingbeil, avant de se rendre à un sommet international sur les matières premières critiques à Washington.
« Nous renforçons la sécurité dans l'Arctique ensemble, en tant qu'alliés de l'Otan, et non les uns contre les autres », a ajouté le ministre qui est également vice-chancelier.


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