L’ambassadeur d’Arabie saoudite à Beyrouth, Walid Boukhari, s’entretenant avec le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, à Dar el-Fatwa, le 21 juillet 2023. Photo tirée du site web de Dar el-Fatwa
Le cheikh Khaldoun Oraymet aurait joué un rôle central dans la prorogation du mandat du mufti Deriane, en 2023.
L'OLJ / Par Jeanine JALKH, le 13 janvier 2026 à 00h00
L’ambassadeur d’Arabie saoudite à Beyrouth, Walid Boukhari, s’entretenant avec le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, à Dar el-Fatwa, le 21 juillet 2023. Photo tirée du site web de Dar el-Fatwa
Que nous dit l’affaire des "Mchayekh" sur nous-mêmes ? Qu’il faut réformer tout un système depuis longtemps complètement à refaire. Comment immuniser le pays des interférences étrangères ? De l’étranger où je vis, je suis étonné du spectacle de dignitaires religieux donnant leurs avis (mais ils peuvent !) sur tous les sujets, y compris le mode de suffrage, des visites d’ambassadeurs à des chefs de formations politiques et religieuses, dans un petit pays où le puritanisme ne concerne que les bigots, mais la curiosité pour la vie intime ou publique des politiciens bat son plein. Particularisme ?
Ce scandale élude une question de déontologie ou une règle à suivre dans la "manzoumé", le système politique libanais ? Reprenons. Dans un pays conçu comme une maison pour tous ses habitants, mais, selon la phraséologie libanaise, "les portes et les fenêtres sont ouvertes à tous les courants d’air" qu’une affaire tout aussi grave que des fraudes électorales, ou l’organisation de milices armées, qu’une affaire d’un mécanicien, d’un cheikh et de son fils, et d’un autre cheikh (ouf une affaire de machayekh sunnites) peut encore étonner, en ayant à l’esprit la toute dernière "Affaire du port".
Et qui a permis à Berry de monopoliser le poste d’homme tout puissant? On ne s’est jamais intéressé aux magouilles qui lui ont permis de se maintenir depuis des décennies à un poste qu’il n’a jamais respecté en se prenant pour le roi du pays. C’est plus interessant pour nous libanais de connaître la raison de sa longévité sur la scène politique alors qu’il traîne des casseroles tonitruantes. Le fait que Kabalan garde ou perdre son titre ne représente aucun danger pour notre pays contrairement aux autres postes clés usurpés par la terreur.
Les marchands du Temple
Que nous dit l’affaire des "Mchayekh" sur nous-mêmes ? Qu’il faut réformer tout un système depuis longtemps complètement à refaire. Comment immuniser le pays des interférences étrangères ? De l’étranger où je vis, je suis étonné du spectacle de dignitaires religieux donnant leurs avis (mais ils peuvent !) sur tous les sujets, y compris le mode de suffrage, des visites d’ambassadeurs à des chefs de formations politiques et religieuses, dans un petit pays où le puritanisme ne concerne que les bigots, mais la curiosité pour la vie intime ou publique des politiciens bat son plein. Particularisme ?
13 h 48, le 13 janvier 2026