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Politique - Focus

Quand l'affaire « Abou Omar » met Dar el-Fatwa dans l'embarras

Le cheikh Khaldoun Oraymet aurait joué un rôle central dans la prorogation du mandat du mufti Deriane, en 2023.

Quand l'affaire « Abou Omar » met Dar el-Fatwa dans l'embarras

L’ambassadeur d’Arabie saoudite à Beyrouth, Walid Boukhari, s’entretenant avec le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, à Dar el-Fatwa, le 21 juillet 2023. Photo tirée du site web de Dar el-Fatwa

En plus d'avoir mis à nu les failles de la vie politique libanaise, l'affaire du prétendu « prince Abou Omar » risque d’éclabousser Dar el-Fatwa. Et pour cause : le cheikh Khaldoun Oraymet, juge et cadre influent de la plus haute instance religieuse sunnite, est au cœur de ce feuilleton d’arnaque. Et pas que. Il aurait joué un rôle majeur dans la prorogation du mandat du mufti Abdellatif Deriane.Des années durant, « Abou Omar », un faux prince saoudien, aurait prétendu disposer d’accès privilégiés à Riyad, qu’il aurait monnayés auprès de certains acteurs politiques. Ce scandale d’escroquerie, présenté comme l’un des plus sordides que le pays ait connus, aurait été mené sous la supervision du cheikh Khaldoun Oraymet, détenu depuis quelques semaines. Selon nos informations, celui-ci aurait joué un rôle central dans la prolongation...
En plus d'avoir mis à nu les failles de la vie politique libanaise, l'affaire du prétendu « prince Abou Omar » risque d’éclabousser Dar el-Fatwa. Et pour cause : le cheikh Khaldoun Oraymet, juge et cadre influent de la plus haute instance religieuse sunnite, est au cœur de ce feuilleton d’arnaque. Et pas que. Il aurait joué un rôle majeur dans la prorogation du mandat du mufti Abdellatif Deriane.Des années durant, « Abou Omar », un faux prince saoudien, aurait prétendu disposer d’accès privilégiés à Riyad, qu’il aurait monnayés auprès de certains acteurs politiques. Ce scandale d’escroquerie, présenté comme l’un des plus sordides que le pays ait connus, aurait été mené sous la supervision du cheikh Khaldoun Oraymet, détenu depuis quelques semaines. Selon nos informations, celui-ci aurait joué...
commentaires (4)

Que nous dit l’affaire des "Mchayekh" sur nous-mêmes ? Qu’il faut réformer tout un système depuis longtemps complètement à refaire. Comment immuniser le pays des interférences étrangères ? De l’étranger où je vis, je suis étonné du spectacle de dignitaires religieux donnant leurs avis (mais ils peuvent !) sur tous les sujets, y compris le mode de suffrage, des visites d’ambassadeurs à des chefs de formations politiques et religieuses, dans un petit pays où le puritanisme ne concerne que les bigots, mais la curiosité pour la vie intime ou publique des politiciens bat son plein. Particularisme ?

nabil

13 h 48, le 13 janvier 2026

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Commentaires (4)

  • Que nous dit l’affaire des "Mchayekh" sur nous-mêmes ? Qu’il faut réformer tout un système depuis longtemps complètement à refaire. Comment immuniser le pays des interférences étrangères ? De l’étranger où je vis, je suis étonné du spectacle de dignitaires religieux donnant leurs avis (mais ils peuvent !) sur tous les sujets, y compris le mode de suffrage, des visites d’ambassadeurs à des chefs de formations politiques et religieuses, dans un petit pays où le puritanisme ne concerne que les bigots, mais la curiosité pour la vie intime ou publique des politiciens bat son plein. Particularisme ?

    nabil

    13 h 48, le 13 janvier 2026

  • Ce scandale élude une question de déontologie ou une règle à suivre dans la "manzoumé", le système politique libanais ? Reprenons. Dans un pays conçu comme une maison pour tous ses habitants, mais, selon la phraséologie libanaise, "les portes et les fenêtres sont ouvertes à tous les courants d’air" qu’une affaire tout aussi grave que des fraudes électorales, ou l’organisation de milices armées, qu’une affaire d’un mécanicien, d’un cheikh et de son fils, et d’un autre cheikh (ouf une affaire de machayekh sunnites) peut encore étonner, en ayant à l’esprit la toute dernière "Affaire du port".

    nabil

    13 h 01, le 13 janvier 2026

  • Et qui a permis à Berry de monopoliser le poste d’homme tout puissant? On ne s’est jamais intéressé aux magouilles qui lui ont permis de se maintenir depuis des décennies à un poste qu’il n’a jamais respecté en se prenant pour le roi du pays. C’est plus interessant pour nous libanais de connaître la raison de sa longévité sur la scène politique alors qu’il traîne des casseroles tonitruantes. Le fait que Kabalan garde ou perdre son titre ne représente aucun danger pour notre pays contrairement aux autres postes clés usurpés par la terreur.

    Sissi zayyat

    11 h 59, le 13 janvier 2026

  • Les marchands du Temple

    Ashjian Andreas

    09 h 26, le 13 janvier 2026

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