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Dernières Infos - Venezuela

Mort en détention d'un policier accusé de « trahison à la patrie », selon des ONG


Des membres de familles prient en tenant des bougies et des portraits lors d’une veillée, alors qu’ils attendent à l’extérieur de la prison d’El Rodeo, au moment où le gouvernement vénézuélien commence à libérer certains détenus, le 10 janvier 2026. Photo Gaby ORAA/Reuters

Un policier de 52 ans, interpellé en décembre dernier au Venezuela pour trahison à la patrie, est mort samedi durant sa détention, a annoncé dimanche un collectif d'ONG de défense des droits humains, peu de temps après le début de libérations d'opposants par les autorités sous la pression des Etats-Unis.

Le collectif, baptisé « Comité des familles pour la liberté des prisonniers politiques », a fustigé, dans un communiqué publié sur X, « la mort sous la garde de l'Etat d'Edison José Torres Fernandez », « 62 heures après l'annonce officielle de libérations ». Le policier était un agent dans l'Etat vénézuélien de Portuguesa, à environ 400 kilomètres à l'ouest de Caracas, et comptait plus de vingt ans de service. Il avait été arrêté le 9 décembre dernier pour avoir « partagé des messages critiques à l'encontre du régime et du gouverneur de l'Etat ». Le Venezuela a annoncé jeudi la libération d'un « nombre important » de prisonniers, y compris des étrangers. Mais à peine une vingtaine de personnes détenues pour des raisons politiques ont été libérées depuis, selon des proches et des défenseurs des droits humains.

Le gouvernement vénézuélien présente cette mesure comme un geste de « coexistence pacifique », les Etats-Unis y voyant une conséquence de leur intervention après le bombardement du pays pour capturer le président Nicolas Maduro le 3 janvier dernier.

Le parti d'opposition Primero Justicia, auquel appartient le dirigeant emprisonné Juan Pablo Guanipa, a également fait état du décès et exigé la remise en « liberté immédiate, pleine et inconditionnelle pour tous les prisonniers politiques, civils et militaires ». Depuis 2014, 18 prisonniers politiques sont morts sous la garde de l'Etat vénézuélien, selon des organisations de défense des droits humains. Selon l'ONG Foro Penal, le Venezuela compte actuellement plus de 800 prisonniers politiques. Les contestations de la proclamation de victoire de Nicolas Maduro à la présidentielle de 2024 avaient conduit à l'arrestation de 2.400 personnes. Plus de 2.000 avaient été ensuite relâchées, selon les chiffres officiels.

Un policier de 52 ans, interpellé en décembre dernier au Venezuela pour trahison à la patrie, est mort samedi durant sa détention, a annoncé dimanche un collectif d'ONG de défense des droits humains, peu de temps après le début de libérations d'opposants par les autorités sous la pression des Etats-Unis.Le collectif, baptisé « Comité des familles pour la liberté des prisonniers politiques », a fustigé, dans un communiqué publié sur X, « la mort sous la garde de l'Etat d'Edison José Torres Fernandez », « 62 heures après l'annonce officielle de libérations ». Le policier était un agent dans l'Etat vénézuélien de Portuguesa, à environ 400 kilomètres à l'ouest de Caracas, et comptait plus de vingt ans de service. Il avait été arrêté le 9 décembre dernier pour avoir « partagé...