Walid Joumblatt à Clemenceau, le 27 août 2025. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
L’ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a affirmé vendredi s’attendre à une chute du régime iranien sous l’effet du mouvement de contestation, durement réprimé et le plus important en Iran depuis celui survenu après la mort en 2022 de Mahsa Amini, arrêtée pour un voile prétendument mal ajusté.
« Le régime va finir par tomber, parce que les choses ne peuvent pas continuer ainsi : le pays ne peut pas aller de répression en répression », a déclaré le leader druze à L’Orient-Le Jour. Estimant qu’il est temps pour l’Iran de changer après plus de 46 ans de régime totalitaire réprimant les libertés, il a ajouté : « Il faut tirer les leçons de l’histoire, et c’est le bon moment pour le faire ».
Interrogé sur le Hezbollah et les retombées de la contestation iranienne sur la formation chiite, Walid Joumblatt s'est contenté de lancer : « Après l’assassinat (par Israël de l’ancien secrétaire général du parti) Hassan Nasrallah, ceux qui restent ne sont que des subalternes ».
« Il faut continuer à désarmer le Hezbollah tout en évitant une confrontation directe avec l’armée », a poursuivi M. Joumblatt, en exprimant son opposition aux déclarations du ministre libanais des Affaires étrangères Joe Raggi, selon lesquelles l’institution militaire serait « prête à affronter le Hezbollah en cas de besoin ».
Achraf Rifi, député farouchement hostile au Hezbollah, estime pour sa part dans une déclaration à L'OLJ que le mouvement de contestation en cours en Iran pourrait bien « retarder les frappes (israéliennes) sur le Liban. « Parce qu'une fois que le régime iraniens tombera, ses proxys, du Hezbollah au Liban aux houthis du Yémén, finiront par se dissoudre automatiquement », dit-il.


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