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Politique - Grand Angle

Joseph Aoun, an I : anatomie d’un malentendu

Il a été élu comme le président de la « nouvelle ère ». Douze mois plus tard, une partie du pays n’y croit plus. Que s’est-il passé ?

Joseph Aoun, an I : anatomie d’un malentendu

Illustration Jaimee Haddad

Dans les salons de Yarzé, sur les hauteurs de la capitale libanaise, le temps presse. Nous sommes le mercredi 8 janvier 2025 et au quartier général des forces armées, c’est le branle-bas de combat. Le Parlement doit se réunir le lendemain pour élire le quatorzième chef de l’État depuis 1943, année de l’indépendance. En bon militaire, Joseph Aoun avait pris l’habitude de rester à l’écart du jeu politique. « Je suis commandant en chef, je n’ai pas le droit d’intervenir », répète-t-il à son entourage qui l’incite à accélérer sa campagne afin de mettre les chances de son côté. Cette fois pourtant, il n’a plus le choix. Il faut se tenir prêt. Après deux ans de blocage, l’histoire s’est brutalement accélérée. Les puissances extérieures, qui ne tolèrent plus la vacance présidentielle, haussent le ton face aux humeurs changeantes de la scène...
Dans les salons de Yarzé, sur les hauteurs de la capitale libanaise, le temps presse. Nous sommes le mercredi 8 janvier 2025 et au quartier général des forces armées, c’est le branle-bas de combat. Le Parlement doit se réunir le lendemain pour élire le quatorzième chef de l’État depuis 1943, année de l’indépendance. En bon militaire, Joseph Aoun avait pris l’habitude de rester à l’écart du jeu politique. « Je suis commandant en chef, je n’ai pas le droit d’intervenir », répète-t-il à son entourage qui l’incite à accélérer sa campagne afin de mettre les chances de son côté. Cette fois pourtant, il n’a plus le choix. Il faut se tenir prêt. Après deux ans de blocage, l’histoire s’est brutalement accélérée. Les puissances extérieures, qui ne tolèrent plus la vacance présidentielle, haussent...
commentaires (22)

Même le visage de l’aéroport a changé ! » veut croire une conseillère. Probablement cette conseillère ne paie pas ses billets d’avion. La MEA est la compagnie nationale la plus chère au monde. Bref. Un dicton dit : dire fait rire , faire fait faire. Peut on oublier qui a placé le President al tète du pays? Certainement pas les députés libanais. Ceux la بيبصموا. Pour le moment il gère le quotidien sans mesures populaires, demander au lamba de la rue il vous dira que rien n’a changé. Il compte sur les pays étrangers pour résoudre les problèmes afin de gouverner. Il ne gouverne point. Hélas

Monique Kayrouz Kayrouz

03 h 13, le 13 janvier 2026

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Commentaires (22)

  • Même le visage de l’aéroport a changé ! » veut croire une conseillère. Probablement cette conseillère ne paie pas ses billets d’avion. La MEA est la compagnie nationale la plus chère au monde. Bref. Un dicton dit : dire fait rire , faire fait faire. Peut on oublier qui a placé le President al tète du pays? Certainement pas les députés libanais. Ceux la بيبصموا. Pour le moment il gère le quotidien sans mesures populaires, demander au lamba de la rue il vous dira que rien n’a changé. Il compte sur les pays étrangers pour résoudre les problèmes afin de gouverner. Il ne gouverne point. Hélas

    Monique Kayrouz Kayrouz

    03 h 13, le 13 janvier 2026

  • Les présidents Aouns... de moins en moins de cheveux... le pouvoir n'use pas mais rend de plus en plus chauve...

    Wlek Sanferlou

    21 h 02, le 10 janvier 2026

  • Stéphanie Khouri oublie qu’au Liban, le pouvoir politique est tricéphale, pour qu’une ""partie du pays n’’y croit plus"" à la politique du Président mais plutôt à celle du Premier ministre, c’est favoriser selon l’humeur politique, l’action de l’un au détriment de l’autre. J’attends voir une analyse sur la première année du mandat, et la part de responsabilité de chacun des trois pôles politiques. Oublier aussi que le pays revient de loin, d’une vacance du pouvoir, d’une banqueroute financière, et d’une guerre qui se font encore ressentir. Et Covid, et double explosion au port et, et, et, et,

    nabil

    03 h 58, le 10 janvier 2026

  • ""Nawaf Salam à la présidence du Conseil quatre jours plus tard"", et on verra si dans quelques jours, quelqu’un croit encore à l’action du Premier ministre. Sa toute dernière prestation à une émission tv ne m’était pas convaincante (plutôt à un show politique par les interventions de l’animateur) et que donc son passage à la télé me laisse perplexe. ""L’anatomie d’un malentendu"" se révèle en fin de compte une série de fuites de ses proches, des avis de diplomates, de l’un ou l’autre conseiller pour justifier leurs dépits.

    nabil

    03 h 43, le 10 janvier 2026

  • Pourquoi Israel ne cede rien 1. Ils sont vainqueurs.C'est élémentaire. 2.Le pourrissement les arrange : pérenisation de gains terrritoriaux, mains plus libres dans le golfe et en afrique, c'est commode de pouvoir avoir un vilain en plus du Hamas comme pretexte. 3. Le Lobbying libanais á l'etranger se fait contre le hezballah. En victime collatérale le Liban Officiel car il soutient la milice. Ce lobbying converge avec les lobbying juifs et perses. Profiter á tous points de vue du fait qu'il est libanais ne marche plus pour le hezb. Il est á decouvert partout sauf pour le Liban Officiel

    Moi

    13 h 59, le 09 janvier 2026

  • Ce n'est pas un malentendu... C'est de la duperie et du mensonge pur et simple

    Emile

    13 h 48, le 09 janvier 2026

  • Les libanais n'ont pas encore compris qu'un général n'est pas préparé à être un homme politique ?! Après Lahoud, Sleimane, Aoun 1, ils ont trop attendu de Aoun 2. D'autant que ce président a appris à composer avec le Hezbollah et à le laisser faire pendant toutes ces années à la tête de l'armée. Il a sauvegardé cette institution du délitement -ce qui n'est pas peu- mais au prix d'une forme de compromission avec les barbus, dont il ne peut se défaire. Il n'a pas 5 ans pour remplir son mandat, car le peuple ne peut plus attendre. Le peuple ? ah oui ceux qui voter pour les mêmes aux législatives

    What a Guy !

    13 h 41, le 09 janvier 2026

  • La réalité, du moins celle qui apparait dans la presse montre un Président au contraire bien en charge. Sa politique ménage le hezballah et lui fait gagner du temps. Le biais pro hezb a été flagrant lors de la grotte aux pigeons (contre l'avis du gouv) et récémment lors du vote de la loi électorale au parlement. Ce biais s'explique peut etre car Israel (vainqueur) ne cède rien de son coté. Le Président est meme plus dans la gestion des affaires courantes que Aoun 1 mais un ma mn'edar a t-il remplacé le ma khalouna?

    Moi

    12 h 49, le 09 janvier 2026

  • La messe est dite. le Liban (à l'image de la France) est difficilement réformable. Espérer des résultats à court terme est une gageure insurmontable par les forces politiques actuelles. Il faudrait pouvoir "renverser le table", mais qui en a vraiment la capacité ? L'organisation politique du pays (comme le comportemental de la population) ne s'y prête pas. Nous sommes malheureusement condamnés à une forme d'inertie qui entrave toutes les initiatives.

    Thierry BERCIN

    12 h 31, le 09 janvier 2026

  • Ses manigances pour affaiblir les patriotes libanais ne prouvent en aucun cas sa neutralité à,laquelle il veut nous faire croire. Il avait promis de servir le pays sans être partisan et le voilà qui monte des combines pour éliminer ceux qui veulent sauver notre pays. Aoun 1 a procédé de la même manière et on voit le résultat. Comment faire confiance à Aoun 2 qui semble rater sciemment toutes les occasions pour nous sauver, en nous promettant dès le démentis qui chantent? Tout le reste n’est que balivernes.

    Sissi zayyat

    12 h 18, le 09 janvier 2026

  • Il faut savoir s’entourer. Les hésitations et la contradiction illustrent son mandat. D’un côté il nous promet de désarmer tous les organismes illégaux sur notre territoire, et d’un autre il attend leur bien vouloir. Pour la contradiction, il dit ne pas vouloir empiéter sur la fonction du PM, mais le contredit systématiquement lorsqu’il s’agit de faire respecter la loi ou de nommer un gouverneur de la banque centrale. Ça nous rappel un autre Aoun qui agissait en omnipotent lorsque cela arrangeait ses intérêts et nous répétait qu’on le laisse pas faire lorsqu’il est question des intérêts du pay

    Sissi zayyat

    12 h 13, le 09 janvier 2026

  • Bravo pour le Président Joseph Aoun qui gouverne un pays qui n'est rien d'autre qu'un noeud de vipères : Sagesse et Patience sont les grandes vertus d'un leader qui la perspicacité et le flair politique empêchent de glisser sur nos chemins semés d'embûches . C'est avec lui que nous en sortirons indemnes .

    Chucri Abboud

    09 h 33, le 09 janvier 2026

  • Lu avec intérêt mais pas compris l’anatomie du malentendu: hormis le dossier du désarmement qui justifie en effet une grosse partie de la déception et l’omniprésence de sa famille. Mais sinon, rien, dans ce papier, n’étaye le reproche qui est fait au PR de n’être pas réformiste. Sur ce plan, il laisse faire le PM et les ministres et certains dossiers comme la réforme de la justice ou la fin du secret bancaire ne sont pas rien. Lui reproche-t-on de ne pas se mêler de tout? Ou de faire de l’obstruction ? J’attends d’en savoir plus.

    Marionet

    09 h 04, le 09 janvier 2026

  • Le président Aoun et le chef du gouvernement Salam agissent en tant que dirigeant de tous les libanais : Chrétiens Sunnites Druzes etc. Le président Berri représente les chiites qui veut encore s’imposer à tous le Liban. Cela notre problème fondamental. Le Liban est face à des problèmes très dur comme la paix avec Israël les relations avec la Syrie les affaires économiques, et les demandes des États-Unis. Le seul moyen de ne pas être écrasé c’est d’être solidaire du président et lui donner la mage d’action pour qu’il réussisse.

    Vincent Makhlouf / ENHANCED FORM

    08 h 52, le 09 janvier 2026

  • Une analyse lucide, mais peut-être trop indulgente. Que les espérances aient dépassé les possibilités: rien d’étonnant. C'est une habitude en politique. Mais la question est: "Que veut-il réellement?". Incohérence? Certainement. La contradiction est totale entre les paroles et les actes. L'affaire de Raouché est significative. Au lieu de prendre le parti de l'ordre et de la légalité, il va féliciter le commandant en chef de l'armée pour sa complicité dans un acte de désobéissance. Cette réaction, jointe au copinage éhomté avec Berry, montre clairement de quel côté il penche.

    Yves Prevost

    08 h 40, le 09 janvier 2026

  • il n'a pas ete nomme par micho aoun par hasard...comment se fait-il qu'il ne soit pas implique dans le 4 aout??? c'est quand meme ces 2 qui etaient responsable de tout a cette epoque...

    Karim Ghantous

    08 h 30, le 09 janvier 2026

  • Si la déception avait un visage…

    Ashjian Andreas

    07 h 36, le 09 janvier 2026

  • Le "deep state" n'est pas un mythe. Ce sont des ensemble de forces, d'agences d’état, de services et de cercles d'influences, generalement corrompues qui engluent tout changement, bloquent toute modification de systeme, pourri la vie de ceux qui veulent aller de l'avant sans les mettre a taux plein dans toutes les équations. L’espoir passera par celui qui comprendra comment s'en defaire au Liban. Joseph Aoun est il se personnage? Ca vaut la peine d'attendre et d'esperer qu'il aura les mains plus libres et que les arcanes du pourvoir archaïque séquestrés par ces chefs véreux d'avant guerre.

    karim khalaf

    06 h 06, le 09 janvier 2026

  • Article intéréssant, Aoun a bien réalisé un changement, mais , il y a des limites à son action. Son point fort c’est l’armée à laquelle il a rendu de très bons services. Son point faible c’est son mutisme face aux provocations stupides et éhontées de naïm et de sa bande. Un certain député a déclaré qu’il a fait des promesses de limiter le désarmement au Sud. Même si c’est vrai, il aurait dû oublier sa promesse. Ça fait des années que le hezbollah promet et se rétracte. Sans le désarmement total des hors-la-loi , inutile d’attendre le changement radical que les honnêtes gens méritent.

    NG

    04 h 36, le 09 janvier 2026

  • Il n’est ni adulé, ni haï. Il est cependant (jusqu’à maintenant) respecté et donc sa politique est habile.

    Mago1

    03 h 39, le 09 janvier 2026

  • Il n'a pas cru en son etoile.

    M.J. Kojack

    01 h 23, le 09 janvier 2026

  • Il s,est laisse berner par les mauvais conseils de Berry et les chantages qu,il lui convoyait de Kassem et d,autres hezbiotes comme quoi ils se sont rearmes et prets meme a declencher une guerre civile si on veut les desarmer completement comme il en est convenu. Tout President a sa place aurait succombe aux chantages et n,aurait point voulu une guerre civile dans le pays dont il se sentirait responsable pour n,avoir pas tout fait pour l,eviter. Personne n,envierait etre a la place du President Joseph Aoun.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    00 h 14, le 09 janvier 2026

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