Le ministre de l'Intérieur Ahmad Hajjar. Photo Ani
Le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar a affirmé mercredi que le ministère était engagé à organiser les élections législatives au Liban dans les délais prévus, en mai 2026, conformément à la loi, alors que le risque d'un report du scrutin plane sur fond de tensions politiques autour d'un vote des expatriés.
« Cela s’inscrit dans la continuité de ce qu’a confirmé le président Joseph Aoun depuis Bkerké, en marge de la messe de Noël, lorsqu’il a annoncé qu'en accord avec le Premier ministre et le président du Parlement, les élections législatives se tiendront à la date prévue, une approche à laquelle le ministère de l’Intérieur est attaché », a déclaré le ministre.
M. Hajjar a aussi souligné que « le ministère de l’Intérieur n’a aucune intention de soumettre une quelconque proposition visant à reporter les élections, que ce soit pour des raisons techniques ou non techniques ». Il a ainsi affirmé mener « les procédures et préparatifs nécessaires pour mener à bien le processus électoral dans les délais », insistant sur « le respect et l’adhésion aux échéances, jusqu’à la convocation des collèges électoraux 90 jours avant la date du scrutin ».
La question du droit des expatriés à voter pour les 128 députés suivant leur circonscription d’origine au Liban divise la classe politique depuis plusieurs mois. La loi en vigueur prévoit six députés spécifiques pour les expatriés, mais aucune mesure exécutive n’est prévue à cet effet. Les principaux détracteurs d'un amendement sont le tandem chiite Amal-Hezbollah et le Courant patriotique libre (CPL, aouniste). Les blocs qui militent pour l’amendement, dont les Forces libanaises (FL), les Kataëb et d’autres, soupçonnent leurs adversaires de craindre le vote des expatriés.



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