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Disparition d'Ahmad Chokr : une personne d'intérêt s'est rendue aux forces de l'ordre


Disparition d'Ahmad Chokr : une personne d'intérêt s'est rendue aux forces de l'ordre

Des voyageurs traversant l’un des halls de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) en janvier 2024. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

Une personne d'intérêt dans l'affaire de la disparition d'Ahmad Chokr, un ancien officier de la Sûreté générale qui n'a plus donné de signe de vie depuis le 19 décembre, s'est rendue samedi dernier et fait actuellement l'objet d'une enquête, ont confirmé deux sources, sécuritaire et judiciaire, à L'Orient-Le Jour.

Selon les informations de la source sécuritaire à l’aéroport international de Beyrouth, cette personne, A.M., se serait rendue aux autorités à l'AIB à son retour au Liban, afin de blanchir son nom, évoqué dans ce dossier. C'est cet homme qui aurait arrangé le rendez-vous auquel M. Chokr s'était rendu le 19 décembre, dans le cadre de la vente supposée d'un terrain à Zahlé. Il est accusé par la famille Chokr d'avoir participé à l'enlèvement de l'ex-officier. Selon des sources au média al-Modon, A.M. est actuellement interrogé par les Forces de sécurité intérieure (FSI) à la demande du Parquet général de cassation. Les FSI ont refusé de commenter l'affaire auprès de notre publication, à la demande du Parquet général de cassation.

Selon des témoignages du frère du disparu, Abdel Salam Chokr, secrétaire du Conseil supérieur chiite, à plusieurs médias, l'ex-officier et le suspect auraient été en contact dans le cadre de la location d'un appartement à Choueifate, et A.M. aurait ensuite servi d'intermédiaire pour la vente d'un terrain à Zahlé avec une autre personne. C'est lors d'un rendez-vous supposé sur ce terrain qu'aurait disparu Ahmad Chokr.

La semaine dernière, une source judiciaire avait confirmé à L'OLJ l'existence de présomptions sur un enlèvement attribué au Mossad, alors que le frère d'Ahmad Ali Chokr serait soupçonné d'avoir été impliqué dans la capture en 1986 du pilote israélien Ron Arad. Des éléments de source judiciaire indiquaient à l'AFP que l’ex-officier aurait été « attiré par deux personnes de nationalité suédoise », arrivées au Liban deux jours avant sa disparition dans une localité éloignée de son domicile. L’une d’elles aurait quitté le pays le jour même de sa disparition. La source contactée par L’OLJ a précisé que deux suspects libanais étaient recherchés, dont au moins un de nationalité libano-suédoise. Ahmad Chokr est le frère de Hassan Chokr, qui était un combattant dans le groupe ayant capturé le pilote israélien Ron Arad le 16 octobre 1986, selon une source proche de la famille Chokr. Ron Arad avait été capturé lors d'une mission pendant la guerre civile libanaise. Il aurait d'abord été détenu par des groupes chiites au Liban et est aujourd'hui présumé mort, ses restes n'ayant jamais été restitués. Son sort préoccupe depuis des décennies Israël, où le rapatriement des soldats disparus ou capturés est considéré comme un devoir national.

Une personne d'intérêt dans l'affaire de la disparition d'Ahmad Chokr, un ancien officier de la Sûreté générale qui n'a plus donné de signe de vie depuis le 19 décembre, s'est rendue samedi dernier et fait actuellement l'objet d'une enquête, ont confirmé deux sources, sécuritaire et judiciaire, à L'Orient-Le Jour.Selon les informations de la source sécuritaire à l’aéroport international de Beyrouth, cette personne, A.M., se serait rendue aux autorités à l'AIB à son retour au Liban, afin de blanchir son nom, évoqué dans ce dossier. C'est cet homme qui aurait arrangé le rendez-vous auquel M. Chokr s'était rendu le 19 décembre, dans le cadre de la vente supposée d'un terrain à Zahlé. Il est accusé par la famille Chokr d'avoir participé à l'enlèvement de...