Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan. Photo ANI
Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, s’est indigné dans une déclaration samedi de l’incertitude entourant l’enlèvement le 19 décembre dernier d’Ahmad Ali Chokr, un ancien officier de la Sûreté générale. « Nous sommes face à une opération de services de sécurité étrangers qui a profité de l’insécurité qui règne au Liban, notamment dans certaines régions qui sont laissées à leur sort », a-t-il critiqué, dans un communiqué publié par l’Agence nationale d’information.
L'officier à la retraite de la Sûreté générale, Ahmad Ali Chokr, dont le frère est soupçonné d'avoir été impliqué dans la capture en 1986 du pilote israélien célèbre Ron Arad, a disparu et les soupçons se portent sur des agents israéliens qui l’auraient tué ou transféré en Israël. Le 19 décembre, il aurait été attiré loin de chez lui par deux personnes de nationalité suédoise d’origine libanaise, et n’a plus été revu, selon des sources judiciaire et sécuritaires libanaises.
« Nous exigeons, en tant que composante essentielle de ce pays, de vraies réponses, nous n’accepterons que la vérité complète et que les parties concernées répondent de leur échec », a affirmé le cheikh Kabalan. Il a déploré que « les services de sécurité agissent différemment suivant les régions », estimant que « certains profitent de la sécurité préventive et d’autres pas ».
Outre le vice-président du Conseil supérieur chiite, Ali el-Khatib, également proche du tandem chiite, et des responsables locaux, les autorités libanaises n'ont pas commenté l'affaire de la disparition d'Ahmad Chokr.


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