Les cercueils du chef d'état-major de l'armée libyenne Mohammad Ali Ahmad al-Haddad et d'autres responsables libyen tués dans un crash aérien, lors d'une cérémonie à Ankara, en Turquie, avant le rapatriement des dépouilles, le 27 décembre 2025. Photo Ministère turc de la Défense / Handout via REUTERS
Les dépouilles du chef d'état-major libyen et de ses conseillers tués mardi soir dans le crash de leur avion près d'Ankara seront rapatriés samedi matin, a annoncé le ministère turc de la Défense.
Outre le général Mohamed Al-Haddad, chef d'état-major du gouvernement de Tripoli, quatre de ses conseillers et trois membres d'équipage se trouvaient à bord du Falcon 50 qui s'est écrasé moins de quarante minutes après son décollage.
« Une cérémonie d'adieu » a été organisée en présence du ministre de la Défense Yasar Güler et de nombreux hauts responsables de l'armée turque, dont son chef d'état-major, sur la base aérienne de Murted, près de la capitale turque, a indiqué le ministère sur X.
La boîte noire a été retrouvée sur le site dès le lendemain du crash, dans un zone agricole. Les autorités turques ont rapidement fait état d'une panne électrique à bord de l'avion et ouvert une enquête pour déterminer les causes de l'accident.
Elles ont ensuite précisé que l'examen des enregistreurs de vol, boite noire comprise, serait confié à un « pays neutre ».
Le ministre de la Justice Yilmaz Tunc a annoncé depuis que « contact a été pris avec l'Allemagne à cet effet » .
Les témoins ont mentionné « une explosion », sans qu'il soit précisé si elle s'était produite avant ou lors du crash, alors que l'appareil avait fait le plein de carburant pour son vol vers la Libye.
Une source diplomatique française a annoncé vendredi que deux Français faisaient partie des membres d'équipage de l'appareil, affrété auprès d'une compagnie basée à Malte, Harmony Jets, qui assure la maintenance de sa flotte en France, à Lyon.
A l'annonce de la mort du général Al-Haddad, les deux camps rivaux en Libye, le gouvernement d'unité nationale (GNU) basé à Tripoli et celui de Benghazi, à l'Est, contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar, ont décrété trois jours de deuil national, dans un rare élan d'unité.
Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye peine à retrouver la stabilité avec deux exécutifs rivaux qui s'y disputent le pouvoir.
La Turquie, fervent soutien économique et militaire de Tripoli, s'est rapprochée au cours de l'année écoulée du maréchal Haftar.

