Le président russe Vladimir Poutine participe à une réunion avec le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan en marge d'un sommet informel des dirigeants des pays membres de la Communauté des États indépendants (CEI) à Saint-Pétersbourg, en Russie, le 22 décembre 2025. Sputnik/Sergei Bulkin/Pool via REUTERS
Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense du nouveau pouvoir syrien ont été reçus mardi à Moscou pour le président russe Vladimir Poutine avec lequel ils ont parlé coopération militaire, a indiqué l'agence publique syrienne.
Le chef de la diplomatie syrienne Asaad el-Chaïbani et le ministre de la Défense Murhaf Abu Qasra ont évoqué avec Vladimir Poutine « des questions politiques, militaires et économiques d'intérêt commun, avec un accent particulier sur la coopération stratégique dans le domaine des industries militaires », a indiqué l'agence Sana.
Il s'agit de « renforcer les capacités de défense de l'armée syrienne » et notamment d'en « moderniser les équipements militaires », afin de « soutenir la sécurité et la stabilité en Syrie et dans la région », selon la même source.
Les discussions ont également porté sur des projets économiques, notamment de reconstruction du pays ravagé par la guerre civile, selon Sana.
Le président syrien par intérim Ahmad el-Chareh avait dit en octobre vouloir « redéfinir » les relations Damas-Moscou, lors de sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le renversement de Bachar el-Assad, un ex-allié clé du Kremlin, réfugié avec sa famille en Russie depuis sa fuite de Syrie en décembre 2024.
La Russie s'était dite prête à participer à la reconstruction de la Syrie, ravagée par près de 14 ans d'une guerre déclenchée en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, ainsi qu'à travailler dans le secteur pétrolier syrien
Se pose également la question de l'avenir des bases militaires russes de Tartous et de Hmeimim, situées sur la côte méditerranéenne, et qui constituent les seuls avant-postes militaires officiels de la Russie en dehors de l'ex-URSS.
Moscou avait largement utilisé ces installations lors de son intervention en 2015 dans la guerre civile syrienne en soutien à Bachar al-Assad, menant de violents bombardements aériens sur les zones tenues par les rebelles.
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