Le commandant en chef de l'armée, le général Rodolphe Haykal, s'adressant à un parterre d'officiers au ministère de la Défense à Yarzé, le 23 décembre 2025. Photo prise du compte X @LebarmyOfficial
Le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haykal, a annoncé mardi au cours d’une réunion exceptionnelle à Yarzé rassemblant l’état-major, les commandants des unités opérationnelles et nombre d'officiers, que « l’armée est sur le point de terminer la première étape de son plan » de désarmement des milices, dont le Hezbollah, conformément aux termes du cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024.
« L’armée est en train de terminer la première phase de son plan, et nous procédons à l’évaluation et à la planification avec précision et diligence pour les phases suivantes, en tenant compte de tous les éléments et conditions », a déclaré le général Haykal.
L’armée est chargée de désarmer les milices sur l’ensemble du territoire libanais, notamment au sud du Litani, conformément aux décisions gouvernementales d’août 2025 et à l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël. Ce dernier accuse régulièrement l’armée de ne pas en faire assez pour appliquer ce désarmement.
La réunion a débuté par une minute de silence en mémoire des soldats tombés pour la nation, dont le militaire tué lundi dans une frappe israélienne. Des rumeurs sur son appartenance au Hezbollah ont été vigoureusement démenties par l’armée. Le général Haykal a salué « le succès des unités dans leurs diverses missions, y compris le maintien de la sécurité et la surveillance des frontières, en coordination avec les autorités syriennes ». Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad il y a un an, des tensions ont régulièrement éclaté aux frontières entre les nouvelles forces syriennes et des clans libanais proches du Hezbollah, nécessitant l’intervention de l’armée pour rétablir le calme.
« Nos militaires font preuve d’un maximum de loyauté et de dévouement, convaincus de leur mission », a souligné le général. Nous l’avons constaté lors de nombreuses opérations récentes menées par les unités militaires, exposées à de grands dangers, sans que cela n’affecte leur moral et leur détermination. » Il a également salué la « solidarité des habitants » du Liban-Sud et la « coopération active entre l’institution militaire, le comité de supervision de l’accord de cessation des hostilités et la Finul ».
Le commandant en chef a rendu hommage aux sacrifices des soldats : « Ils contribuent à la réussite de l’armée, (...) constituent un pilier essentiel pour le progrès et l’avenir du pays et (...) participent à l’écriture de l’histoire du Liban. » Il a rappelé que les militaires « s’appuient sur les principes constants de l’institution militaire, principes qui resteront inchangés quelles que soient les pressions ».
Renforcer les capacités de la troupe
« Nous aspirons à renforcer les capacités de la troupe afin qu’elle devienne le garant de la sécurité des Libanais, capable de défendre notre population sur l’ensemble du territoire national, a ajouté le général Haykal. Cela nécessite un soutien important et qualitatif, admis par les pays frères et amis qui s’efforcent d’apporter ce soutien à l’armée et aux autres services de sécurité. »
Le général Haykal a dans ce cadre abordé sa visite en France soulignant le retour positif qu’il a eu pendant les réunions portant sur « le professionnalisme de l’armée ». « Cette performance est désormais digne de la confiance des pays frères et amis, malgré les accusations récurrentes et les tentatives israéliennes de discréditer la troupe », a-t-il insisté.
Les émissaires spéciaux des États-Unis, de la France et de l’Arabie saoudite ont annoncé jeudi dans un communiqué conjoint la tenue en février 2026 d’une conférence internationale de soutien à l'armée libanaise et aux Forces de sécurité intérieure (FSI), visant à appuyer la mise en œuvre du plan de désarmement des milices. La décision a été prise à l’issue d’une réunion à Paris avec le commandant en chef de l’armée, qui a présenté les dernières avancées du plan dit « Bouclier national », prévoyant le désarmement complet du Hezbollah au sud du fleuve Litani d’ici à la fin de l’année. Le lieu de la conférence n’a pas encore été communiqué. Cette levée de fonds en faveur de l’armée libanaise sera la première depuis la conférence organisée à Paris en octobre 2024, en pleine guerre ouverte entre Israël et le parti chiite. Elle avait permis de collecter près d’un milliard d’euros.



"L’armée est chargée de désarmer les milices sur l’ensemble du territoire libanais, notamment au sud du Litani, conformément aux décisions gouvernementales d’août 2025 et à l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël." Non messieurs dames! Cette opération de désarmement devrait se faire conformément à la résolution 1701. qui est stipulée dans les termes de l'accord de cessez-le-le feu! Or cette résolution date de 2006, donc cette opération se fait avec un retard de 19 ans. Il faut cesser l'imitation du comportement de l'autruche...
09 h 23, le 25 décembre 2025