Le ministre des Travaux publics et des Transports Fayez Rassamny lors de son point presse à l'AIB le 19 décembre 2025. Photo Philippe HAGE BOUTROS/L'Orient-Le Jour
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny, a assuré vendredi que l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) « sera complètement transformé » d’ici douze mois, lors de l’inauguration d’une première tranche de travaux de réaménagement de la porte Est du hall des départs. Il s’agit de travaux à court et moyen terme qui n’incluent pas la création d’un nouveau terminal, envisagée depuis plusieurs années et toujours à l’étude.
Le ministre est brièvement intervenu sur les travaux en cours lors d’un point presse, tenu aux côtés du président de l’Autorité générale de l’aviation civile, le Capitaine Mohammed Aziz, et du Directeur général de l’aviation civile, Amin Jaber, ainsi que du PDG de Middle East Airlines (MEA), Mohammad el-Hout, après avoir coupé le ruban tendu devant le portique des douanes et effectué une rapide tournée dans le bâtiment, dont plusieurs sections sont encore en chantier. Plusieurs pans de mur du hall des départs ont déjà été remplacés par des vitrages, certains espaces auparavant perdus ont été revalorisés, et de nouvelles aires ont été dégagées afin d’offrir davantage de place aux voyageurs. D’autres travaux sont en cours, dissimulés par des barricades, notamment dans le hall des arrivées.
« Vous n’avez encore rien vu »
« Il y a des choses très simples à faire pour fluidifier le passage des passagers à l’aéroport. Il y a quelques mois, nous avons commencé par agrandir l’entrée Est dans le cadre d’un plan complet pour permettre à l’AIB d’accueillir deux millions de passagers supplémentaires », a encore déclaré le ministre. Il a annoncé que les différentes étapes du chantier seront dévoilées au fur et à mesure, citant notamment l’inauguration du parcours prioritaire (Fast Track ou coupe-file) en mars.
« Je le répète, vous n’avez encore rien vu. Nous avons beaucoup de projets à réaliser », a encore lancé le ministre avec enthousiasme, assurant que le retour de « la croissance commence ici ».
Ces travaux d’aménagement ont été conçus par le cabinet d’ingénierie Dar el-Handasa et réalisés par MEAS (Middle East Airports Services S.A.L.), filiale de la compagnie aérienne nationale. Interrogé, le ministre n’a pas communiqué sur l’enveloppe investie dans ces travaux, qui est intégralement financée par l’État, et n'a pas non plus évoqué la procédure d'attribution.
En plus des travaux d’aménagement, l’AIB va également acquérir de nouveaux équipements modernes et des « améliorations technologiques », a encore promis le ministre, se contentant de revenir au « plan global » élaboré par son ministère et « dont les détails seront annoncés ultérieurement ».
Le ministre a également assuré que ces travaux, qui vont permettre « la création de nombreux emplois », seront accompagnés par un renforcement des mesures de sécurité et de sûreté à l’AIB, qui reste une priorité aussi bien pour la présidence libanaise que pour le gouvernement. Il a aussi salué le travail des différents services qui assurent la sécurité de l’infrastructure et qui ont annoncé avoir multiplié les saisies et les arrestations dans des affaires de contrebande et de trafics divers ces derniers mois.
Construit en 1998, l’actuel et unique terminal de l’AIB peut accueillir 6 millions de voyageurs par an, une capacité régulièrement dépassée depuis 2013. Des travaux d’agrandissement sont prévus depuis plusieurs années. En 2023, le prédécesseur de Fayez Rassamny, Ali Hamiyé, avait confié de gré à gré les travaux d’extension de l’AIB à la société semi-privée irlandaise Dublin Airport Authority International, avant de faire marche arrière suite à la polémique qui avait éclaté à la suite de cette décision.
La conversion de l’aéroport militaire de Qleyaate (Liban-Nord) en aéroport civil est également en préparation. Les travaux, qui doivent être confiés en début d’année prochaine, vont être organisés sous le régime de l’amendement à la loi sur le partenariat public-privé (PPP) votée jeudi et qui permettra à l’Autorité de l’aviation civile de préparer le cahier des charges pour les entreprises intéressées.



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