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Incident rapidement circonscrit entre la Finul et la municipalité de Jbal el-Botm


Incident rapidement circonscrit entre la Finul et la municipalité de Jbal el-Botm

Des membres de l'armée libanaise conduisent des véhicules militaires lors d'une visite médiatique organisée par l'armée libanaise afin d'examiner les opérations de l'armée dans le secteur sud du Litani, à Naqoura. Photo Reuters/Aziz Taher

Un différend qui semble avoir été rapidement réglé est survenu jeudi entre la municipalité de Jbal el-Botm (caza de Tyr) et les Casques bleus de l'ONU, suscitant la colère des habitants et poussant le président du Conseil municipal, Abdel Aziz Mehanna, à demander à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) de quitter le village, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.

À l’arrivée de l’armée libanaise, la force internationale a quitté les lieux, selon un communiqué de la municipalité. Contactée par L'Orient-Le Jour, la Finul n'a pas commenté pour l'instant.

Dans les faits relatés par la municipalité, Jbal el-Botm a accueilli mercredi le contingent malaisien de la Finul au dispensaire du village, dans le cadre d’une journée médicale au service des habitants. Selon notre correspondant, « au terme d’une réunion tenue quelques jours plus tôt avec le président du Conseil municipal, la Finul avait été autorisée à utiliser la cour de la municipalité comme point de départ temporaire pour ses patrouilles vers les villages voisins, et non pas comme aire de stationnement ».

Or jeudi matin, « la municipalité a été surprise par le nombre important de militaires qui ont transformé le rez-de-chaussée du bâtiment municipal en ce qui ressemblait à une caserne militaire : des bâches militaires ont été installées, des cartes, des téléviseurs et des poteaux de signalisation militaires ont été placés dans le bâtiment municipal, en violation de ce qui avait été convenu au préalable », précise le communiqué publié par la municipalité. Selon notre correspondant, la force malaisienne « est entrée de manière soudaine à Jbal el-Botm et dans l’enceinte de la municipalité avec plusieurs véhicules militaires. Elle s’est positionnée et y a installé des tentes, tandis qu’un certain nombre de soldats se sont déployés sur le toit du bâtiment municipal, dans un comportement jugé inacceptable ».

Le président du Conseil municipal a précisé que les Casques bleus « ont relevé les coordonnées d’habitations proches de la municipalité et de la husseinya (salle de rassemblement pour les cérémonies rituelles chiites), et photographié les personnes entrant et sortant du bâtiment municipal ».

L’incident a suscité la colère des locaux et des employés municipaux, conduisant des habitants à se rassembler pour protester et les employés à demander à la force de l'ONU de quitter les lieux. « Une unité de l’armée libanaise est alors intervenue, à la suite de quoi la Finul a évacué la cour de la municipalité », note notre correspondant. Selon le président de la municipalité, « le rassemblement des habitants s'est limité à quelques jeunes du village, mus uniquement par la curiosité de suivre ce qui se passait sur le terrain ».

Dans le même temps, selon le maire, une force conjointe de l’armée libanaise et de la force malaisienne procédait à l’inspection de plusieurs coordonnées à l’intérieur du village. « Aucun acte d’obstruction ni aucun incident n’a été enregistré de la part des habitants de Jbal el-Botm », a aussi indiqué notre correspondant.

La municipalité a réaffirmé, dans ce cadre, que l'armée libanaise était toujours la bienvenue, saluant ses grands efforts pour renforcer la résilience des habitants et défendre le Sud et le Liban.

Les déplacements de la Finul sans l'armée libanaise se sont multipliés avec la mise en place des modalités du cessez-le-feu de novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël, prévoyant notamment le démantèlement des infrastructures du parti chiite au sud du fleuve Litani. L’armée, qui doit également se déployer à la frontière avec la Syrie, particulièrement poreuse et objet de tensions à plusieurs reprises ces derniers mois entre des clans chiites et les nouvelles forces de sécurité syriennes, bénéficie de l'aide de la Finul pour débusquer les caches d’armes du Hezbollah au Liban-Sud.

Un différend qui semble avoir été rapidement réglé est survenu jeudi entre la municipalité de Jbal el-Botm (caza de Tyr) et les Casques bleus de l'ONU, suscitant la colère des habitants et poussant le président du Conseil municipal, Abdel Aziz Mehanna, à demander à la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) de quitter le village, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.À l’arrivée de l’armée libanaise, la force internationale a quitté les lieux, selon un communiqué de la municipalité. Contactée par L'Orient-Le Jour, la Finul n'a pas commenté pour l'instant.Dans les faits relatés par la municipalité, Jbal el-Botm a accueilli mercredi le contingent malaisien de la Finul au dispensaire du village, dans le cadre d’une journée médicale au service des habitants....