Des partisans du Hezbollah brandissent les drapeaux du groupe ainsi que ceux de l'Iran et de l'Irak lors d'une cérémonie marquant le premier anniversaire de l'assassinat par Israël de leur chef historique Hassan Nasrallah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 septembre 2025. AFP
Le gouvernement irakien a annoncé mardi avoir limogé plusieurs responsables pour avoir inscrit le Hezbollah et les houthis du Yémen sur la liste des organisations terroristes.
Selon le communiqué du gouvernement irakien, « le Conseil a approuvé les recommandations de la commission d’enquête concernant le contenu du Journal officiel irakien numéro 4848, publié le 17 novembre 2025, relatif à la décision de la Commission de gel des fonds des terroristes. Ces recommandations comprenaient des sanctions administratives, incluant le renvoi de certains responsables concernés et le repositionnement d’autres ».
Le 17 novembre dernier, un communiqué du Journal officiel avait inclus les deux groupes soutenus par l’Iran dans une liste d’organisations et d’entités dont les fonds seraient gelés. Le Premier ministre irakien Mohammad Chia al-Soudani avait alors ordonné une « enquête urgente » sur cette « erreur ». La publication avait été largement critiquée, notamment par les personnalités politiques pro-Iran, dans un pays qui maintient depuis des années un équilibre délicat avec ses alliés iraniens et américains.
L’inscription du Hezbollah et des rebelles houthis sur la liste des avoirs gelés pour « terrorisme » a été qualifiée d’« erreur » selon un document confidentiel de la Banque centrale irakienne. « Le comité n’a pas approuvé le gel de ces avoirs », et leur présence sur cette liste « semble être le résultat d’une erreur », précise le document, qui ordonne le retrait des deux groupes.
Washington, qui met la pression aux autorités libanaises pour qu'elles désarment le Hezbollah, veut également lui couper ses fonds. Les Américains pressent aussi depuis longtemps l'Irak de désarmer ses groupes de se détacher de l'influence iranienne.

