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Dernières Infos - Yémen

Deux fils de l'ex-président Saleh jugés à Paris en septembre 2026 pour blanchiment


Cette photographie montre l’entrée de la cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, le 11 décembre 2025. Photo : Thibaud MORITZ / AFP

Deux héritiers de l'ancien président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, seront jugés à Paris en septembre 2026 pour blanchiment de détournement de fonds publics et corruption en bande organisée, a indiqué lundi à l'AFP le parquet national financier, confirmant une information du Parisien.

Les frères, Ahmed Ali et Khaled Saleh, sont soupçonnés d'avoir utilisé des fonds publics détournés pour acquérir des biens immobiliers de luxe à Paris. Le parquet national financier (PNF) avait ouvert une enquête en 2019 après avoir été saisi par la Suisse, qui avait observé des mouvements de fonds suspects entre Paris et Genève.

Les soupçons de « biens mal acquis » portent sur plusieurs appartements achetés plusieurs millions d'euros à partir de 2005 à Paris, l'un rue de Tilsitt, l'autre rue Galilée, deux adresses de prestige à proximité des Champs-Élysées et de l'Arc de Triomphe, pour plusieurs millions d'euros. Une société civile immobilière aurait été créée pour ces achats, impliquant Ahmed Ali Abdullah Saleh, fils aîné de l'ex-président. Trente millions d'euros auraient été transférés depuis Sanaa vers un compte parisien ouvert sous un autre nom par Ahmed Saleh.

« Tout est parfaitement transparent, il n'y a pas de montage financier avec des sociétés offshore ou des sociétés écrans », ont déclaré à l'AFP Mes Clara Gérard-Rodriguez et Pierre-Olivier Sur, les avocats des frères Saleh. Selon eux, l'enquête se base uniquement sur « un rapport de l'ONU qui liste les biens de la famille sans en établir l'origine ». « Mais le seul fait de dire que ce régime a été corrompu ne prouve en aucun cas que c'est l'argent de la corruption qui a servi à ses fils à acheter des biens en France », a insisté Clara Gérard-Rodriguez.

Ancien chef de la Garde républicaine, corps d'élite créé par son père, Ahmed Ali Saleh, né en 1972, a également été ambassadeur du Yémen aux Émirats arabes unis. Ses avoirs, comme ceux de son père, ont été gelés en 2015 par le Conseil de sécurité de l'ONU et le Trésor américain. Ali Abdullah Saleh, au pouvoir de 1978 à 2012, avait été contraint de quitter ses fonctions après plus d'un an de contestation populaire dans le sillage du Printemps arabe. Il a été tué en décembre 2017 par des rebelles houthis, engagés depuis 2015 dans une guerre contre le gouvernement soutenu par une coalition menée par l'Arabie saoudite.

Deux héritiers de l'ancien président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, seront jugés à Paris en septembre 2026 pour blanchiment de détournement de fonds publics et corruption en bande organisée, a indiqué lundi à l'AFP le parquet national financier, confirmant une information du Parisien.Les frères, Ahmed Ali et Khaled Saleh, sont soupçonnés d'avoir utilisé des fonds publics détournés pour acquérir des biens immobiliers de luxe à Paris. Le parquet national financier (PNF) avait ouvert une enquête en 2019 après avoir été saisi par la Suisse, qui avait observé des mouvements de fonds suspects entre Paris et Genève.Les soupçons de « biens mal acquis » portent sur plusieurs appartements achetés plusieurs millions d'euros à partir de 2005 à Paris, l'un rue de Tilsitt, l'autre rue Galilée, deux...