Des voyageurs traversant l'un des halls de l'Aéroport international de Beyrouth (AIB) en janvier 2024. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le procureur général financier Maher Cheaïto a entendu vendredi plusieurs transitaires, fonctionnaires de l’Aéroport de Beyrouth, et témoins dans une affaire présumée de falsification de déclarations douanières, ayant permis l’introduction au Liban d’hormones interdites, sous couvert de médicaments. La falsification - qualifiée de crime par la loi libanaise, en ce qu’elle porte sur des documents officiels - aurait été commise notamment avec la complicité d’agents de sécurité, et consisterait à avoir contrefait des signatures d’inspecteurs pharmaceutiques relevant du ministère de la Santé.
L’enquête du procureur financier aurait en outre révélé que 82 déclarations douanières similaires ont disparu ou ont été détruites, vraisemblablement après la découverte de la fraude initiale. Le juge Cheaïto, qui entend procéder à d’autres interrogatoires, n’a pris aucune mesure contre les personnes interrogées vendredi, en attendant la conclusion de son enquête.


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