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Dernières Infos - Commémoration

« L'Etat est le seul choix », affirme le député Michel Moawad, 36 ans après l'assassinat de son père


« L'Etat est le seul choix », affirme le député Michel Moawad, 36 ans après l'assassinat de son père

Vue de la cérémonie, à Zghorta. Photo fournie par le service de presse de Michel Moawad.

La famille de l’ancien président assassiné René Moawad et les familles des personnes tuées avec lui ont commémoré dimanche à Zghorta le trente-sixième anniversaire de l’attentat qui leur a fauché la vie le 22 novembre 1989, le jour de la fête de l’indépendance. Ce jour-là, 17 jours après son élection, le président Moawad venait de participer aux cérémonies du 48è anniversaire de l’Indépendance et se rendait à Ramlet el-Baïda, lorsqu’une explosion s’est produite au passage de son convoi, le tuant net.

La cérémonie à Zghorta était placée sous le patronage du président Joseph Aoun représenté par le ministre de la Justice, Adel Nassar. Etaient également représentés, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement, Nabih Berry.

A cette occasion, Michel Moawad, député et fils de l’ancien président de la République a déclaré que cette « explosion d’un convoi » était « l’explosion d’une opportunité et d’un projet », soulignant qu’il avait été tué parce qu’il voulait « un Liban souverain, libre et indépendant, un État pour tous ses citoyens, et non une ferme pour certains ni un terrain de confrontation pour d’autres ». Il a ajouté que « son martyre a constitué un tournant qui a fait entrer le Liban dans 36 années de tutelles, de domination, d’assassinats, de destruction des institutions, d’effondrement économique et d’émigration ».

Michel Moawad a estimé dans ce cadre que le Liban se trouve aujourd’hui face à « une occasion historique de renverser la situation », après la chute des slogans de la « résistance » qui ont livré le pays à tous les abus, et après que la réalité se soit imposée : « les armes extérieures à l’État n’ont jamais constitué un facteur de dissuasion contre Israël, mais ont empêché la construction de l’État, détruit l’économie et privé les Libanais de sécurité et de prospérité », a-t-il souligné.

Et d’insister que « l’État est le seul choix », affirmant la nécessité « de négociations menées exclusivement par l’État avec Israël d’abord, mais aussi avec la Syrie et l’Iran, afin de sortir le Liban de la spirale de guerre qui lui est imposée depuis des décennies » et « de résoudre les problèmes en suspens avec son environnement, sur la base de la Constitution, de la souveraineté et de l’intérêt national, loin de toute tutelle ou axe ».

René Moawad était le premier président de l’après-Taëf. Fervent défenseur de la réconciliation nationale après la guerre civile libanaise (1975-1990), il entretenait des relations tendues avec le régime de Hafez el-Assad. Il revendiquait fermement le retrait des troupes syriennes du territoire libanais, conformément au texte de l’accord de Taëf.

La famille de l’ancien président assassiné René Moawad et les familles des personnes tuées avec lui ont commémoré dimanche à Zghorta le trente-sixième anniversaire de l’attentat qui leur a fauché la vie le 22 novembre 1989, le jour de la fête de l’indépendance. Ce jour-là, 17 jours après son élection, le président Moawad venait de participer aux cérémonies du 48è anniversaire de l’Indépendance et se rendait à Ramlet el-Baïda, lorsqu’une explosion s’est produite au passage de son convoi, le tuant net.La cérémonie à Zghorta était placée sous le patronage du président Joseph Aoun représenté par le ministre de la Justice, Adel Nassar. Etaient également représentés, le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement, Nabih Berry.A cette occasion, Michel Moawad, député et fils de...