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Politique - Liban

Raï reçu par Aoun : L'aube de la paix est arrivée

Le patriarche maronite assure qu'il « n’y a pas de différend » entre lui et le chef de l'Etat.

Raï reçu par Aoun : L'aube de la paix est arrivée

Le patriarche maronite Béchara Raï reçu par le chef de l'Etat Joseph Aoun au palais présidentiel de Baabda le 8 décembre 2025. Photo présidence libanaise

Le patriarche maronite Béchara Raï a écarté lundi, après avoir rencontré le président Joseph Aoun, la perspective d'une nouvelle offensive israélienne contre le Liban, notant que « les Américains exercent leur influence sur les Israéliens » pour empêcher une guerre.

« Nous sommes dans une période de négociations et de diplomatie, l'aube de la paix est arrivée », a déclaré Mgr Raï depuis le palais de Baabda. « Je ne sais pas pourquoi Israël continue à menacer de guerre. Les Américains semblent capables de l’influencer, et le fait qu'ils aient accepté des négociations est un signe positif », a ajouté Mgr Raï.

Interrogé sur le fait que l'intransigeance du Hezbollah concernant les négociations et la remise de son arsenal pourraient compliquer le processus de pourparlers, le patriarche a espéré que « tous comprendront la position du président de la République et l’importance des négociations. » Il a souligné que « négocier ne signifie pas que nous allons conclure un accord avec Israël : il s’agit d’une étape préliminaire. Personne ne sera mis à l’écart. » Et d'ajouter que « le président les écoute », en allusion probable au parti chiite et qu'ils « ne sont pas en marge du processus ». Le dignitaire a ajouté qu'il n'est « en aucun cas envisagé de tout céder à Israël ».

Les craintes d'une nouvelle guerre entre le Hezbollah et Israël s'étaient accrues ces dernières semaines alors qu'Israël avait intensifié ses attaques et assassiné le chef d’état-major du parti, Haytham Tabatabaï, dans la banlieue sud de Beyrouth. Parallèlement, des déclarations agressives et des accusations à l’encontre du Hezbollah s'étaient multipliées dans les médias. La situation semble cependant s’être apaisée après la nomination, le 3 décembre dernier, d’un civil au sein du « mécanisme » chargé de superviser l'application du cessez-le-feu avec Israël, le diplomate Simon Karam. Ce comité comprend également Israël, qui a également nommé un représentant civil, la France, les États-Unis, qui le président, et la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul). Cette nomination a été critiquée par le secrétaire général du Hezbollah Naim Kassem, qui a déclaré le 5 décembre qu’avec cette nomination, l’État libanais avait fait une « concession gratuite » à Israël.

Israël et les US savent que l'armée fait son travail au sud du Litani

Il a encore rappelé que, du côté libanais, « l’armée libanaise fait son travail et se déploie comme il se doit au sud du Litani, ce que savent bien Israël et les Américains ». L'armée démantèle les infrastructures du Hezbollah, conformément au plan présenté au gouvernement début septembre, après que les autorités s'étaient engagées, un mois avant, à récupérer le monopole des armes aux mains de l'Etat. Après la région frontalière avec Israël, où le parti chiite ne s'oppose pas à la remise de son arsenal à l'armée, cette dernière devra poursuivre sa mission dans le reste du pays, ce à quoi le Hezbollah s'oppose catégoriquement jusqu'à présent.

Le patriarche a en outre affirmé qu'il est « honteux » d'imaginer un « fossé entre Bkerké et la présidence de la République. » « Le président de la République est au-dessus de tous, au-dessus même du patriarche, et il ne peut donc exister un fossé de ce genre. C’est ce que je voulais transmettre à l’opinion publique, et ce sont les objectifs de ma visite aujourd’hui », a-t-il ajouté. Lors de la visite du pape Léon XIV au Liban, du 30 novembre au 2 décembre, Raï avait semblé s’effacer lors des événements officiels, en comparaison notamment avec ce qui avait été fait par son prédécesseur, le patriarche Nasrallah Sfeir, lors de la visite du pape Jean-Paul II en 1997. Cela avait suscité des interrogations dans les médias sur la relation entre le chef de l'Etat et le patriarche et entre ce dernier et le Vatican.

Le patriarche maronite Béchara Raï a écarté lundi, après avoir rencontré le président Joseph Aoun, la perspective d'une nouvelle offensive israélienne contre le Liban, notant que « les Américains exercent leur influence sur les Israéliens » pour empêcher une guerre.« Nous sommes dans une période de négociations et de diplomatie, l'aube de la paix est arrivée », a déclaré Mgr Raï depuis le palais de Baabda. « Je ne sais pas pourquoi Israël continue à menacer de guerre. Les Américains semblent capables de l’influencer, et le fait qu'ils aient accepté des négociations est un signe positif », a ajouté Mgr Raï.Interrogé sur le fait que l'intransigeance du Hezbollah concernant les négociations et la remise de son arsenal pourraient compliquer le processus de pourparlers, le patriarche a...
commentaires (7)

TRES CURIEUSE CETTE VISITE ! BON , faut pas trop se poser des questions, querelles entres freres maronites , quel probleme, quelle nouveaute ?

L’acidulé

09 h 52, le 10 décembre 2025

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Commentaires (7)

  • TRES CURIEUSE CETTE VISITE ! BON , faut pas trop se poser des questions, querelles entres freres maronites , quel probleme, quelle nouveaute ?

    L’acidulé

    09 h 52, le 10 décembre 2025

  • Normal que le patriarche parle de paix après la visite du pape, et c’est très bien comme ça. Toute personne normale est pour la paix et seuls les bornés sont pour la guerre, avec toujours le même résultat, une raclée. Si le patriarche nie qu’il y a un différend avec Aoun c’est peut-être bien parce qu’il y en a un ! Ce serait intéressant de savoir lequel ! Le patriarche aurait-il était quelque peu marginalisé dans l’accueil officiel du pape ? On a assez de problème comme ça pour ne pas en rajouter.

    Goraieb Nada

    06 h 46, le 09 décembre 2025

  • On reconnait les z’artisans du chaos ! D’une part "ceux" qui veulent que l’armée parvient à en découdre avec la milice, et d’autre part "ceux" qui préfère le statuquo actuel, que blabla, les salaires des soldats, la situation économique, et j’en passe. On voit bien que ces deux tendances, surtout dans le camp maronite, se rejoignent avec une arrière-pensée commune de politique politicienne, c’est affaiblir le camp présidentiel. Joe Aoun mène une politique pragmatique en faveur de la paix. "Le président de la République est au-dessus de tous, au-dessus même du patriarche". Prions pour la paix.

    nabil

    23 h 17, le 08 décembre 2025

  • Elle court, elle court. L’aube de la paix est arrivée. À quelle heure exactement ?

    Hitti arlette

    20 h 00, le 08 décembre 2025

  • Mgr. Raï est devenu spécialiste de la politique étrangère et interne maintenant. Il se fie à sa boule de cristal et veut, comme nos politiciens, ménager la chèvre et le chou en attendant les conséquences. Il fallait le nommer ministre des affaires étrangères. Comme ça on aurait un président militaire et un ministre du clergé, et on saurait à quoi s’en tenir. Non mais quel pays! Chacun y va de sa spéculation en croyant aux chimères, jusqu’au point de non retour. Il nous faut des politiciens expérimentés et des têtes pensantes dans notre pays qui est loin d’en manquer.

    Sissi zayyat

    17 h 57, le 08 décembre 2025

  • Les USA et la France sont sous le joug des sionistes

    Eleni Caridopoulou

    17 h 46, le 08 décembre 2025

  • Sous les photos des présidents, il y a quoi ? Wassel el mécanique ?

    Le Tigre

    17 h 12, le 08 décembre 2025

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