Frappes israéliennes sur Jabal Safi, le 8 décembre 2025. Capture d'écran d'une vidéo parvenue à notre correspondant.
L'aviation israélienne a mené vers minuit au moins six frappes sur la région de Jabal Safi et les abords de Roumine dans l'Iklim al-Touffah (Nabatiyé), rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.
Dans un message publié sur X, le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, a affirmé que cette dernière a visé « un complexe de formation et d’entraînement utilisé par l’unité Radwan du Hezbollah pour préparer ses membres à planifier et exécuter des opérations terroristes » contre Israël.
Il a ajouté que « dans ce complexe, les membres de la cellule suivaient des entraînements de tir ».
Adraee a également affirmé que « des bâtiments militaires et un site de lancement du Hezbollah, utilisés pour faire avancer des projets d’attaques », avaient été visés.
Durant la journée de lundi, notre correspondant a rapporté que l’armée israélienne avait procédé à des tirs de mitrailleuses depuis la position israélienne de Malikiyé, vers les environs de Aïtaroun. Parallèlement, des avions de guerre survolaient plusieurs zones du Sud.
La nuit de dimanche à lundi avait été marquée au Liban-Sud par des tirs d'artillerie et de bombes éclairantes de l'armée israélienne, après une journée relativement calme dans la région.
Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, l'artillerie israélienne a tiré plusieurs bombes éclairantes au-dessus de Yaroun, dans le caza de Bint Jbeil, ainsi que douze obus en direction du sud de ce village frontalier. Des tirs de mitrailleuse ont également été effectués sur le même secteur. Plus tard dans la nuit, deux autres bombes éclairantes ont été tirées au-dessus de la périphérie de Rmeich et Yaroun.
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024 entre le Hezbollah et Israël, l'armée israélienne continue de mener des frappes sur le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth. Ces tirs ont lieu alors que le Liban a nommé mercredi un civil, l'ambassadeur Simon Karam, au sein du « mécanisme » de surveillance du cessez-le-feu, répondant ainsi à une revendication de Washington et Tel-Aviv. L’État hébreu affirme frapper au Liban les combattants du Hezbollah et contrecarrer les tentatives présumées du parti de se reconstruire, alors que l'armée libanaise s'est engagée à le désarmer au sud du fleuve Litani.

