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Mémoires d’un Français résistant

Dans un ouvrage intitulé Mémoires d’un Français, Compagnon de route de la résistance libanaise 1975-2025, paru aux éditions Saër al-Mashrek, Thibaut de La Tocnaye, ingénieur centralien, diplômé d’HEC et dirigeant d’entreprise, raconte son engagement volontaire au sein des Forces libanaises de novembre 1982 à novembre 1984, après sa rencontre avec Bachir Gemayel en 1980. D’abord affecté à l’artillerie, puis à Wahadet Adonis, il participe aux combats des FL sur la ligne verte à Beyrouth, puis à la bataille désastreuse du Chouf et sur le front Nord.

« L’engagement au service d’une cause, ou du moins aux côtés de ceux qui la servent, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, nécessite toujours un certain don de soi et un certain renoncement. Mais je dois avouer que, pour le coup, il n’y a jamais eu de ma part le moindre héroïsme dans cette démarche. Il s’agissait pour moi d’exprimer, à chaque fois, cette soif d’absolu si caractéristique de la jeunesse », déclare d’emblée l’auteur, qui retrace son parcours libanais, émaillé de rencontres avec Samir Geagea, Jocelyne Khoueiry, Fouad Abou Nader ou Sami Gemayel… Son récit, virulent envers « le phénomène Aoun » et Elie Hobeika, s’achève sur la mort de Hassan Nasrallah et la chute de Bachar el-Assad, qui ont changé la donne au Liban. Tirant les leçons de son expérience, celui qui occupe désormais des fonctions politiques au sein du Rassemblement national et de Chrétienté-Solidarité conclut son livre par une mise en garde contre la montée de l’islamisme en France et en Europe.

Malgré son parti pris idéologique qui peut indisposer ou enthousiasmer ses lecteurs, ce témoignage a le mérite de mettre en lumière l’esprit de résistance des Chrétiens du Liban, dont les égarements et les antagonismes ont toutefois terni la cause qu’ils étaient censés défendre.

Dans un ouvrage intitulé Mémoires d’un Français, Compagnon de route de la résistance libanaise 1975-2025, paru aux éditions Saër al-Mashrek, Thibaut de La Tocnaye, ingénieur centralien, diplômé d’HEC et dirigeant d’entreprise, raconte son engagement volontaire au sein des Forces libanaises de novembre 1982 à novembre 1984, après sa rencontre avec Bachir Gemayel en 1980. D’abord affecté à l’artillerie, puis à Wahadet Adonis, il participe aux combats des FL sur la ligne verte à Beyrouth, puis à la bataille désastreuse du Chouf et sur le front Nord.« L’engagement au service d’une cause, ou du moins aux côtés de ceux qui la servent, comme je l’ai fait à plusieurs reprises, nécessite toujours un certain don de soi et un certain renoncement. Mais je dois avouer que, pour le coup, il n’y a jamais eu de...
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