Un drapeau américain accroché sur le pont tandis que des piétons marchent sur la place de l'Indépendance à Kiev, le 30 novembre 2025, alors que la Russie envahit l'Ukraine. Les négociateurs ukrainiens doivent tenir des pourparlers aux États-Unis le 30 novembre 2025 sur le plan de Washington visant à mettre fin à la guerre avec la Russie, Kiev étant confrontée à des pressions tant sur le plan militaire que politique. Photo Sergei GAPON / AFP
Des négociations entre la délégation ukrainienne et de hauts responsables américains ont débuté dimanche en Floride, pour discuter du plan américain visant à trouver une issue à la guerre avec la Russie.
Les négociateurs ukrainiens dirigés par Roustem Oumerov et le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio accompagné par l'envoyé spécial de Donald Trump, Steve Witkoff ainsi que le gendre du président américain, Jared Kushner, ont débuté la réunion aux environs de 10H10 locales (15H10 GMT).
« Il ne s'agit pas simplement de mettre fin à la guerre (...). Il s'agit d'ouvrir une voie pour permettre à l'Ukraine de rester souveraine, indépendante et prospère », a déclaré le chef de la diplomatie américaine au début de la réunion.
Le chef de la délégation ukrainienne, Roustem Oumerov, a déclaré de son côté qu'il voulait discuter avec les Américains de la sécurité de l'Ukraine et la reconstruction du pays.
Dans un message publié sur X, il a affirmé que sa délégation avait pour mission de « garantir les intérêts de l'Ukraine », ajoutant qu'elle « rendra compte des discussions au président ukrainien (Volodymyr Zelensky), une fois les réunions d'aujourd'hui terminées ».
« Nous travaillons afin de garantir une paix réelle pour l'Ukraine et des garanties de sécurité fiables et durables », a-t-il ajouté.
Les pourparlers dimanche devraient reprendre sur la base d'amendements du plan américain négociés il y a une semaine à Genève entre Américains, Ukrainiens et Européens, a indiqué M. Zelensky.
Les Etats-Unis ont présenté il y a dix jours un projet en 28 points censé mettre fin au conflit déclenché par l'offensive russe contre l'Ukraine en février 2022.
Accusé d'être très favorable à Moscou, ce plan a été amendé et doit être finalisé avec l'approbation des belligérants et des Européens, même si Kiev craint de devoir faire d'importantes concessions.


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