Le président américain Donald Trump (à gauche) serrant la main du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à droite) au Parlement israélien à Jérusalem, le 13 octobre 2025. Photo Chip Somodevilla/AFP
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a soumis dimanche une demande officielle de grâce au président Isaac Herzog dans le cadre de ses poursuites judiciaires dans des affaires de corruption, selon un communiqué publié par son bureau relayé par le Haaretz.
Cette demande a été soumise au service juridique du bureau du président par le biais de l'avocat de Benjamin Netanyahu, Amit Haddad. « Conformément aux directives et procédures en vigueur, la demande est actuellement transmise au département des grâces du ministère de la Justice, qui recueillera les avis de toutes les autorités compétentes », ajoute le texte.
Selon le communiqué, cette grâce présidentielle permettrait au Premier ministre « d'apaiser les divisions nationales » dans les débats entourant son procès et de « s'occuper des affaires de l'État ». De son côté, le bureau du président Herzog a dit qu'il « examinera sincèrement la demande ».
Cette démarche a été soutenue par plusieurs alliés politiques de M. Netanyahu, dont le ministre israélien de l'Économie et de l'Industrie, Nir Barkat, qui a appelé le chef de l'État à « mettre fin à son procès ». « L'intérêt de l'État d'Israël, tant à droite qu'à gauche, est de mettre fin au procès contre le Premier ministre Netanyahu », a déclaré l'ancien maire de Jérusalem dans un communiqué.
Dans l'opposition, le chef du parti démocrate, Yaïr Golan, a de son côté affirmé que le seul accord de grâce acceptable serait celui dans lequel « Netanyahu assumerait ses responsabilités, plaiderait coupable, quitterait la scène politique et libérerait le peuple et l'État ». « Seul le coupable demande pardon », a-t-il ajouté.
Autre adversaire de Netanyahu, Yaïr Lapid, a vivement critiqué cette démarche, affirmant qu'il devrait d'abord reconnaître sa culpabilité et se retirer de la vie politique. « On ne peut accorder de grâce à Netanyahu sans qu'il reconnaisse sa culpabilité, exprime des remords et se retire immédiatement de la vie politique », a déclaré Lapid.
Cette initiative intervient notamment après l'envoi d'une lettre signée par le président américain Donald Trump plus tôt ce mois-ci à son homologue israélien l'exhortant d'amnistier le Premier ministre israélien.
L'idée avait été lancée début octobre par le chef d'État américain lors de son allocution devant le Parlement israélien, à Jérusalem, en marge de sa tournée régionale ayant précédé l'entrée en vigueur de la trêve dans la bande de Gaza.


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