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« Oppression judiciaire » : Bassil tacle la justice après les pénalités imposées à Sehnaoui dans l'affaire des Télécoms


« Oppression judiciaire » : Bassil tacle la justice après les pénalités imposées à Sehnaoui dans l'affaire des Télécoms

Le chef du CPL, Gebran Bassil, entouré de deux cadres du parti. Photo Tayyar.org / Facebook

Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil a réagi avec virulence jeudi soir à la décision de la Cour des comptes concernant une affaire liée à la gestion du ministère des Télécoms, et dans laquelle le député aouniste Nicolas Sehnaoui a été condamné à verser des indemnités compensatoires, dénonçant une « oppression judiciaire » visant le CPL et des « méthodes policières. »

La Cour des comptes du Liban a condamné en début de semaine quatre anciens ministres des Télécoms, dont Nicolas Sehnaoui, ancien vice-président du CPL, à verser plus de 35 millions de dollars d’indemnité compensatoires pour avoir pris une série de décisions immobilières coûteuses pour les deniers publics, via l’opérateur mobile public MIC 2 (Touch). Outre M. Sehnaoui, la Cour des comptes a infligé ces pénalités à Jamal Jarrah, Mohammad Choucair et Johnny Corm.

L'affaire Riad Salamé

« Le CPL vit aujourd’hui une phase d’oppression judiciaire », a dénoncé M. Bassil. « Ils transforment Beyrouth, mère des lois, en une ville où sont pratiqués des jugements et des méthodes policières : ils poursuivent les gens honnêtes, blanchissent les contrevenants, et concentrent tous leurs efforts pour faire libérer Riad Salamé qui a volé l’argent des Libanais, pour ensuite nous accuser », a lancé le député du CPL. Riad Salamé, ancien gouverneur de la Banque du Liban, a été libéré contre une caution record par la justice début septembre, quasiment un an après son arrestation dans le cadre de l’affaire dite Optimum Invest, dans laquelle il est notamment soupçonné d’avoir bénéficié de commissions de plusieurs millions de dollars lorsqu'il était à la tête de la BDL. Bête noire du CPL et de l'ex-président Michel Aoun, M. Salamé s'est exprimé jeudi soir pour la première fois à la télévision depuis sa libération, dans un un long entretien au cours duquel il a réaffirmé qu’il avait été victime d’un processus de « diabolisation » dans le cadre d’un « complot » visant à faire « détruire le système bancaire et financier libanais ».

Une justice « politisée »

Gebran Bassil a en outre déploré « l’état du droit et des lois au Liban ». Les propos du chef du CPL ont été prononcé jeudi lors du dîner annuel de Beyrouth, en présence de Michel Aoun fondateur du parti, des députés Nicolas Sehnaoui et Edgard Traboulsi, de l’ancien député Antoine Pano, et d’un large parterre de partisans.

M. Sehnaoui, en fonction entre 2011 et 2014, doit verser une indemnité de 8,07 millions de dollars pour son rôle dans l’affaire de l’immeuble Kassabian. Selon la Cour des comptes, il a signé le contrat de location sans lancer d’appel d’offres, et ce malgré les avertissements et les rapports techniques décrivant le bâtiment comme étant en mauvais état, inutilisable et dangereux. La Cour a constaté que les décisions de M. Sehnaoui ont finalement entraîné le gaspillage de plus de 10 millions de dollars de fonds publics, puisque l’immeuble n’a jamais été occupé.

Gebran Bassil a estimé dans ce cadre que la décision de justice « rendait un grand service au CPL », expliquant qu’« ils ont innocenté le coupable et condamné l’innocent ». Et de révéler que la formation aouniste avait soumis à la justice en 2008 « un dossier contenant des preuves de vol – et non de gaspillage – d’une valeur de plus d’un milliard de dollars, sans qu’aucune instance ne bouge ». « J’ai récemment parlé au Parlement et transmis à la commission d’enquête les documents envoyés à la justice. Ils n’ont pas vu les milliards volés, mais ont condamné un prétendu mauvais choix administratif considéré comme du gaspillage. Cela confirme que la justice est politisée », a-t-il souligné.

L’ancien ministre des Affaires étrangères, également gendre de l'ancien président Michel Aoun, a rappelé que le CPL avait présenté un projet de loi contre la corruption sur la déclaration des biens et avoirs des personnes exerçant une fonction publique. Mais ce projet n’a pas été adopté. « Vous ne l’avez pas adopté, et ne l’adopterez pas. Nous savons pourtant ce que nous avons présenté, et nous sommes les premiers à avoir déclaré nos comptes et nos biens », a-t-il martelé.

Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil a réagi avec virulence jeudi soir à la décision de la Cour des comptes concernant une affaire liée à la gestion du ministère des Télécoms, et dans laquelle le député aouniste Nicolas Sehnaoui a été condamné à verser des indemnités compensatoires, dénonçant une « oppression judiciaire » visant le CPL et des « méthodes policières. »La Cour des comptes du Liban a condamné en début de semaine quatre anciens ministres des Télécoms, dont Nicolas Sehnaoui, ancien vice-président du CPL, à verser plus de 35 millions de dollars d’indemnité compensatoires pour avoir pris une série de décisions immobilières coûteuses pour les deniers publics, via l’opérateur mobile public MIC 2 (Touch). Outre M. Sehnaoui, la Cour des comptes a infligé ces pénalités à Jamal...