Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Israël renforce sa vigilance à la frontière libanaise après l’assassinat du chef militaire du Hezbollah

« L’existence du Hezbollah est une violation de la souveraineté libanaise », affirme le chef de la diplomatie israélienne.

Israël renforce sa vigilance à la frontière libanaise après l’assassinat du chef militaire du Hezbollah

Des chars de l’armée israélienne patrouillent près d’un mur en béton le long de la clôture frontalière séparant le nord d’Israël du sud du Liban, le 24 novembre 2025. AFP/Jalaa Marey

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a inspecté lundi des troupes, prenant « connaissance de leur niveau de préparation à la frontière libanaise », a rapporté l'un des porte-paroles de l'institution, au lendemain de l'assassinat du chef militaire du Hezbollah, Haytham Ali Tabatabaï, tué dans une frappe israélienne ayant fait au moins cinq morts dans la banlieue sud de Beyrouth.

« Le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a inspecté ce matin la zone (d'opérations) de la 210ᵉ division lors d’un exercice surprise dans la région pour faire face à un incident urgent et inattendu, a indiqué le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee. Il a pris connaissance du niveau de préparation à la frontière libanaise et a donné pour instruction de maintenir une disponibilité opérationnelle accrue à la lumière de l’élimination du chef militaire du Hezbollah. »

« Le secteur est sous haute tension, l'état d'alerte est maximal », a déclaré Eyal Zamir selon la radio publique israélienne KAN. Celle-ci indique toutefois que les récentes évaluations de sécurité menées par l’armée israélienne « ne prévoient pas d'échanges de frappes avec le Hezbollah ». « Israël se prépare à diverses réactions possibles, telles que des attaques contre des cibles israéliennes à l'étranger ou des frappes depuis d'autres fronts comme le Yémen », ajoute la radio publique.

Selon les médias israéliens Haaretz et Ynet, l’armée israélienne mène depuis lundi matin un exercice d’entraînement baptisé « Bouclier et Puissance », programmé dans la région de la Galilée orientale, dans le nord d’Israël.

Lire aussi

Assassinat de Tabatabaï dans la banlieue sud : un avertissement adressé (surtout) à l'aile dure du Hezbollah


Par ailleurs, au Liban-Sud, notre correspondant Mountasser Abdallah rapporte que des incendies se sont déclarés dans des zones boisées près du village frontalier de Yarine (caza de Tyr) après le largage de bombes incendiaires par l'armée israélienne. L’artillerie israélienne a tiré deux obus contre des membres de la Défense civile venus éteindre les incendies provoqués par ce largage.

« Sous occupation iranienne »

Durant la journée, des drones israéliens volant à très basse altitude ont été observés au-dessus de la ville de Saïda et du camp palestinien de Aïn el-Héloué, et l’aviation de guerre israélienne a survolé plusieurs régions du Liban-Sud. Des drones ont également été entendus dans la Békaa et dans la banlieue sud de Beyrouth.

L'assassinat de Haytham Ali Tabatabaï est intervenu alors qu'Israël a intensifié ces derniers temps ses frappes sur le territoire libanais malgré le cessez-le-feu, disant viser des membres ou infrastructures du Hezbollah qu'il accuse de se réarmer, ce que le groupe chiite dément. Le gouvernement libanais est sous forte pression de Washington pour contraindre le Hezbollah à rendre ses armes conformément à l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, ce que le mouvement islamiste refuse jusqu'à présent.

« Notre opération hier, et les opérations de l’armée israélienne contre le Hezbollah en général, ne sont pas une violation de la souveraineté libanaise, mais l’existence du Hezbollah est une violation de la souveraineté libanaise », a affirmé lundi le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Sa’ar, en référence à la frappe qui a tué Haytham Tabatabaï. « Tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé, le Liban sera de facto sous occupation iranienne », a-t-il ajouté. L’ambassadeur iranien au Liban, Mojtaba Amani, a lui déclaré que la situation dans la région demeure tendue et qu'une reprise des hostilités avec Israël est possible, rapportent plusieurs médias iraniens. « Nous sommes prêts à toute riposte », a-t-il dit.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, l'armée libanaise doit démanteler la présence militaire du Hezbollah sur une bande d'une trentaine de km entre la frontière avec Israël et le fleuve Litani, plus au nord. L'armée a soumis un plan au gouvernement, dans lequel elle s'engage à accomplir cette tâche titanesque, avant de procéder par étapes sur le reste du territoire libanais. Mais les Etats-Unis et Israël accusent les autorités libanaises de tarder, face à la ferme opposition du Hezbollah. Ce dernier invoque notamment le maintien par Israël de cinq postes dans le sud du Liban, dont l'accord de cessez-le-feu stipule qu'il doit se retirer.



Le chef d'état-major de l'armée israélienne, Eyal Zamir, a inspecté lundi des troupes, prenant « connaissance de leur niveau de préparation à la frontière libanaise », a rapporté l'un des porte-paroles de l'institution, au lendemain de l'assassinat du chef militaire du Hezbollah, Haytham Ali Tabatabaï, tué dans une frappe israélienne ayant fait au moins cinq morts dans la banlieue sud de Beyrouth.« Le chef d’état-major, le général Eyal Zamir, a inspecté ce matin la zone (d'opérations) de la 210ᵉ division lors d’un exercice surprise dans la région pour faire face à un incident urgent et inattendu, a indiqué le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee. Il a pris connaissance du niveau de préparation à la frontière libanaise et a donné pour instruction de...