Le président sud-coréen Lee Jae Myung, lors du G20 à Johannesburg, le 23 novembre 2025. Marco Longari / POOL / AFP
Le président sud-coréen Lee Jae Myung a mis en garde lundi contre le risque de déclenchement accidentel d'un conflit avec la Corée du Nord, après que celle-ci a coupé tous les moyens de communication avec Séoul. M. Lee, qui s'est efforcé de réduire la tension depuis son arrivée au pouvoir en juin, a proposé à la Corée du Nord des pourparlers sans conditions, une rupture avec la ligne dure de son prédécesseur conservateur Yoon Suk Yeol. Pyongyang n'a pas répondu à cette offre à ce stade.
« Les relations intercoréennes sont malheureusement devenues très conflictuelles », a déclaré le président à la presse à bord de l'avion l'emmenant d'Afrique du Sud, où il participait au sommet du G20, vers la Turquie. « Il n'y a pas même le niveau de confiance le plus basique, et la Corée du Nord fait des déclarations très extrêmes et entreprend des actes très extrêmes », a-t-il ajouté. « Nous avons atteint une situation dans laquelle nous ne savons pas quand un conflit accidentel pourrait survenir », a-t-il dit. « Tous les lignes de communication ont été coupées. Ils refusent tout dialogue et tout contact. C'est un état très dangereux », a poursuivi M. Lee. Il a souligné que Séoul resterait « toujours ouvert » à la communication avec la Corée du Nord. « Nous souhaitons la normalisation des relations », a-t-il souligné.
Séoul a proposé la semaine dernière des pourparlers militaires avec Pyongyang. La Corée du Nord, dotée de l'arme nucléaire, a répondu en dénonçant l'accord entre Séoul et les Etats-Unis sur la production de sous-marins à propulsion nucléaire, évoquant une décision susceptible de provoquer un effet « domino nucléaire ».


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