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Bassil affiche son soutien au commandant en chef de l'armée

« Nous apprécions les propos responsables et avisés tenus par Joseph Aoun (...) mais cela ne suffit pas », affirme le chef du Courant patriotique libre.

Bassil affiche son soutien au commandant en chef de l'armée

Le chef du CPL, Gebran Bassil. Photo OLJ

Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil a affiché samedi son soutien à l'armée libanaise, après que l’administration Trump a annulé les réunions que devait avoir le commandant en chef de la troupe, le général Rodolphe Haykal, à Washington avec des officiels américains en début de semaine.

« Aujourd’hui, notre indépendance est mise à mal parce que notre terre a de nouveau été occupée par une armée qui s’empare d’une terre qui n’est pas la sienne et y construit un mur, et tous les 'indépendantistes souverainistes', anciens et nouveaux, se taisent. Pourquoi ? Parce que c’est Israël », a critiqué M. Bassil dans un discours prononcé à l'occasion d'une cérémonie interne au parti. « Ces mêmes personnes savent très bien comment se soumettre et s’agenouiller, et selon la logique de la force, ils acceptent la réalité et ne parlent pas lorsque le commandant de l’armée ou l’armée elle-même est touchée », a-t-il ajouté. « C’est pourquoi, lorsque quelqu’un touche à l’institution militaire, vous voyez le Courant patriotique libre et ses partisans exprimer leur solidarité avec l’armée, contrairement à ceux qui n’aiment pas l’armée et s’attaquent à elle », a renchéri le chef du CPL.

La stratégie de défense nationale

Le chef chrétien a par ailleurs salué les propos du président de la République Joseph Aoun, qui avait affirmé vendredi depuis le Liban-Sud qu’il était prêt à engager le Liban pleinement et efficacement dans le processus de paix. « Nous apprécions les propos responsables et avisés tenus par le président de la République, qui s'efforce de réclamer les droits du Liban ou d'empêcher une guerre civile, mais cela ne suffit pas », a souligné M. Bassil. « L'initiative qu'il a proposée doit être transformée en proposition gouvernementale », a-t-il ajouté. Et de poursuivre : « Cette initiative, qui reflète un sens des responsabilités et une prise de conscience, doit émaner du gouvernement, qui a promis au peuple libanais de mettre en place une stratégie de défense nationale. Où en est-on de cette stratégie ? ».

Les États-Unis avaient annulé le 18 novembre dernier plusieurs rendez-vous que devait avoir à Washington le commandant en chef de l'armée libanaise. L'administration Trump avait exprimé son « exaspération » après les propos du général Rodolphe Haykal évoquant « les violations de la souveraineté libanaise par l'ennemi israélien, qui entravent la poursuite du déploiement de l’armée au Liban-Sud ». Washington serait aussi mécontent du peu d’empressement que manifeste la troupe pour le désarmement du Hezbollah, selon des messages sur la plateforme X de plusieurs sénateurs américains. Après le discours du chef de l'État, le président Donald Trump s'est dit prêt cependant à inviter Joseph Aoun à la Maison Blanche.

Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil a affiché samedi son soutien à l'armée libanaise, après que l’administration Trump a annulé les réunions que devait avoir le commandant en chef de la troupe, le général Rodolphe Haykal, à Washington avec des officiels américains en début de semaine.« Aujourd’hui, notre indépendance est mise à mal parce que notre terre a de nouveau été occupée par une armée qui s’empare d’une terre qui n’est pas la sienne et y construit un mur, et tous les 'indépendantistes souverainistes', anciens et nouveaux, se taisent. Pourquoi ? Parce que c’est Israël », a critiqué M. Bassil dans un discours prononcé à l'occasion d'une cérémonie interne au parti. « Ces mêmes personnes savent très bien comment se soumettre et s’agenouiller, et selon la...