Un drapeau ukrainien. AFP
Le Bélarus, allié de la Russie, a gracié 31 citoyens ukrainiens, a annoncé la télévision d'État samedi, dans le cadre d'un accord entre le président Alexandre Loukachenko et son homologue américain Donald Trump.
M. Trump a encouragé le Bélarus à libérer des prisonniers politiques lors de ses contacts avec M. Loukachenko, qui dirige son pays d'une main de fer depuis trois décennies, réprimant les médias libres et l'opposition politique. En échange, Washington a partiellement levé les sanctions contre la compagnie aérienne bélarusse Belavia, lui permettant d'entretenir et d'acheter des pièces pour sa flotte, qui comprend des avions Boeing.
« Le président a gracié 31 citoyens ukrainiens qui ont commis des infractions pénales sur le territoire de notre pays », a déclaré à la télévision d'État la porte-parole de M. Loukachenko, Natalia Eismont. La grâce, qui a été demandée par l'Ukraine, est le résultat « des accords conclus entre le président américain Donald Trump et le président bélarusse Alexandre Loukachenko », a-t-elle ajouté.
Cette mesure vise à « créer des conditions pour le règlement du conflit armé dans l'État voisin », a précisé la porte-parole, en référence à la guerre en Ukraine. Les Ukrainiens, qui n'ont pas été identifiés, sont « actuellement en train d'être remis aux autorités ukrainiennes », a-t-elle souligné.
Le Bélarus accuse généralement les personnes qui s'opposent ou critiquent le gouvernement d'« extrémisme », leur infligeant des peines de prison de plusieurs années. Il n'a pas été immédiatement précisé si les Ukrainiens libérés étaient accusés de ce délit.
Plus tôt cet automne, M. Loukachenko, qui cherche à améliorer son image à l'étranger alors que le pays est soumis à des sanctions massives de l'Occident, avait libéré des dizaines de prisonniers politiques, notamment des dissidents, des journalistes et des religieux éminents.
Il reste encore plus de 1.000 prisonniers politiques dans les prisons bélarusses, selon des ONG de défense des droits humains.

