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Dernières Infos - Législatives

Gebran Bassil craint « un complot » visant à supprimer le vote des expatriés

Le chef du CPL déplore le faible nombre d'expatriés enregistrés après la fermeture des inscriptions.

Gebran Bassil craint « un complot  » visant à supprimer le vote des expatriés

Le chef du CPL à Bkerké aux côtés du patriarche maronite, Béchara Raï. Photo ANI

Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil a déploré vendredi le faible taux d’enregistrement des électeurs libanais expatriés pour le scrutin législatif prévu en mai 2026, après la fermeture des inscriptions, faisant part de sa crainte « d'un compromis ou d’un complot visant à supprimer la totalité du paragraphe de loi concernant le vote des expatriés ».

« Le taux d'enregistrement des expatriés a baissé de 40 %, ce qui témoigne d'une perte de confiance dans les mesures prises par les autorités. Toutefois, 152 000 expatriés se sont enregistrés en sachant que leur démarche était basée sur la loi en vigueur et que le gouvernement se trouve désormais dans une situation qui l'oblige à prendre des mesures pour appliquer la loi », a souligné M. Bassil qui s’exprimait depuis Bkerké, où il a été reçu par le patriarche maronite Béchara Raï. 

Selon les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères le nombre d'électeurs de l'étranger inscrits s’élève exactement à 151 985. Et les autorités menent les vérifications nécessaires pour comparer les noms aux listes électorales. 

Le vote des expatriés fait l'objet d'un intense bras de fer entre les différents camps politiques. L’article 112 de la législation actuelle limite leur vote à six sièges uniquement. Le président de la Chambre Nabih Berry refuse catégoriquement d’inscrire à l'ordre du jour de toute séance plénière un amendement de la loi électorale réclamé par plusieurs partis.Le tandem chiite Amal-Hezbollah ainsi que leur ex-allié, le CPL mené par Gebran Bassil, sont en effet hostiles à l’élargissement du vote des expatriés, alors qu’en face, les Forces libanaises, les Kataëb et leurs alliés anti-Hezbollah, de même que le Parti socialiste progressiste militent pour que les Libanais de l'étranger aient le droit de voter pour l’ensemble des 128 députés de la Chambre.

Après une pétition déposée par les anti-Hezbollah incitant le président de la Chambre à ouvrir à l'hémicycle le débat autour du projet du gouvernement, le président de la République Joseph Aoun a signé lundi un décret transmettant au Parlement un projet de loi visant à modifier la loi électorale, notamment pour ce qui est des modalités de vote des expatriés. Revêtu du caractère de double urgence, ce projet de loi devrait être immédiatement examiné par la Chambre, sans passer par les commissions parlementaires.

Approuvé par le Conseil des ministres le 6 novembre, le projet de loi prévoit notamment la suspension de l’article 112 de la loi électorale (44/2017) pour permettre aux Libanais de l’étranger de voter pour les candidats en lice dans les 128 circonscriptions de la métropole, au lieu de limiter leur choix à six sièges, conformément à l’article en question. Le texte propose en outre de reporter jusqu'au 31 décembre la date butoir des inscriptions des expatriés pour pouvoir prendre part au scrutin. À la faveur de la loi actuellement en vigueur, ce délai a expiré jeudi 20 novembre à minuit (heure de Beyrouth).

Dans ce contexte, Gebran Bassil a fait part de ses craintes d’un compromis ou d’un « complot » visant à supprimer la totalité du paragraphe de loi concernant le vote des expatriés. « La plus grande crainte est celle d'un compromis ou d'un complot visant à supprimer tout le paragraphe relatif aux expatriés, afin de nous ramener à la situation antérieure à l'adoption de la loi et de réduire à néant cette avancée stratégique (…) sans que nous sachions si une nouvelle occasion se présentera ».

Le chef du CPL a estimé que la loi électorale est « une grande réussite nationale et chrétienne qui a permis de corriger la représentation qui avait connu un déséquilibre important au cours des années précédentes ». « Nous avons corrigé ce déséquilibre en impliquant les expatriés dans les endroits où ils ont un poids important sur le plan national et chrétien, mais nous voyons aujourd'hui que ce succès est compromis », a-t-il souligné. « Les expatriés ne doivent pas perdre leurs droits. Nous avons adopté la loi et donné aux expatriés le droit de choisir d'élire leurs représentants à l'intérieur ou à l'extérieur du pays », a-t-il martelé, réaffirmant sa détermination à continuer de se battre pour faire entendre sa voix.

Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil a déploré vendredi le faible taux d’enregistrement des électeurs libanais expatriés pour le scrutin législatif prévu en mai 2026, après la fermeture des inscriptions, faisant part de sa crainte « d'un compromis ou d’un complot visant à supprimer la totalité du paragraphe de loi concernant le vote des expatriés ».« Le taux d'enregistrement des expatriés a baissé de 40 %, ce qui témoigne d'une perte de confiance dans les mesures prises par les autorités. Toutefois, 152 000 expatriés se sont enregistrés en sachant que leur démarche était basée sur la loi en vigueur et que le gouvernement se trouve désormais dans une situation qui l'oblige à prendre des mesures pour appliquer la loi », a souligné M. Bassil qui s’exprimait depuis Bkerké, où...